Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 08:22

L’archange Surial gravit quatre à quatre les escaliers du hall d’entré et se dirigea directement dans l’aile droite du palais .Il savait que la situation n’était pas désespérée mais quand même ,il commençait à y avoir plus de couilles dans cette histoire que dans un film de d’Emmanuelle .Il sentait le sang battre dans ses tempes et la sueur lui couler le long de l’échine ,Jésus allait sûrement entrer dans une colère noire ,çà allait pas être joli-joli …

Surial entra dans les vestiaires et passa son peignoir avec « Archange «  écrit en lettres d’or dans le dos puis il traversa le pédiluve que tout le monde appelait : la petite mer rouge ; et prit une profonde inspiration chlorée . Jésus était dans l’eau ,en train de faire ses longueurs comme tous les matins depuis son retour .Comme toujours ,il avait mis son bonnet rouge fétiche ,celui qui lui avait porté bonheur au cours des fameux jeux œcuméniques ,jeux durant lesquels il avait littéralement explosé un certain siddartha gautama dit boudha qui nageait comme une clef à mollette végétarienne .Surial fit un signe de la main genre « j’ai quelque chose à vous dire mais prenez votre temps « et attendit que Jésus stoppe ses longueurs .Il était encore tôt au paradis ,neuf heures neuf heures trente et comme d’habitude il faisait un temps idéal et une température parfaite .Sur le côté ,il y avait un buffet que par snobisme on nommait « brunch «  ,Surial y picora comme un condamné à mort ,attendant la venue de son bourreau .Jésus ne tarda pas .L’eau ruisselait sur son corps musclé ,soulignant ses abdominaux en béton ,il prit sa serviette en ortolan et se sècha sans rien dire .Surial se surprit à regarder avec un certain désir le corps de son patron moulé dans son petit slip rouge en caoutchouc …

« T’as viré pédé ,ou quoi Surial ? »

Surial sursauta comme un cabri qu’on jette d’un hélicoptère sur un trempoline .

_ Que me vaut l’honneur de ta visite si matinale ?

_ En fait ,patron tout va très bien ,j’avais juste envie de vous voir en action dans un bassin …

_ T’as vu comment je maîtrise le papillon maintenant ? Avant j’étais débutant ,je marchais sur l’eau c’était pas très beau à présent j’ai la technique qui tue si c’était à refaire l’apôtre Paul ,il en boufferait de la palme …

_ Un vrai régal pour les yeux ; si vous voulez, je fais monter l’ex-entraineur de Manaudou pour vous filer deux-trois tuyaux …

_ Non mais t’es pas dingue Surial ,si ce gros taré monte ici je vais passé ma vie dans cette foutue piscine ,j’aurais même plus la force d’honorer la tripoter de vierges que je me fait monter du Purgatoire …

_ En fait ,il faut que je vous dise un petit rien ,une bêtise, Gabriel s’est fait la malle …

_ Gabi ?

_ Oui ,il devait envoyer les deux cons en enfers pour niquer lucifer et votre demi-frère par la même occasion et ce con a bavé ,il leur a tout raconté …

_ Comment çà « tout raconté « ?

_ Bah ,votre mégalomanie ,l’état de Dieu ,le petit bordel organisé et tout ,et tout .Il risque de tout raconter aux anges déchus et patin-couffin ,votre plan machiavélique ressemble au budget de la grèce de l’année dernière …

 

Jésus se redressa ,l’œil noir et le moule-bite rageur .

« Tu vas envoyer deux ou trois de tes meilleurs gars et vous allez me le ramener par la peau du cul .Après on aura une discussion tous les deux ,un truc d’homme à homme ,un truc viril à mort avec des poils sur la poitrine et des bigblinds qui dégueulent … »

Surial piétinait sur place comme un enfant qui a envie de pisser mais qui veut aussi finir son puzzle .

« Il y a un autre truc ,pas grave mais qu’il faut que je vous dise …« 

_ Quoi ,je suis boudiner dans mon maillot ?

_ Non, le maillot est super . Mais il y a une couille …

_ qui dépasse ? ,et joignant le geste à la parole Jésus vérifia que son intimité sexuelle n’était pas sortie de sa coquille

_ Non ,il y a une couille dans l’espace-temps ,c’est Georges qui m’a prévenu …

_ J’ai toujours dit que laisser la gestion de l’espace-temps à un lapin ,çà faisait pas sérieux ! Déjà à l’époque j’étais favorable à Newton pour ce poste ,lui au moins il était crédible !

_ On a donc un bug ,un petit bug mais un bug quand même et Georges est dépassé ,le manuel Lemoine est abscon même les annexes avec des gommettes ne lui sont d’aucune utilité !

_ Il n’y a pas une procédure iso 9007 ou un plan marshall qui pourrait nous retirer l’épine de l’espace-temps ?

_ Bah ,non je crois pas ,regretta Surial

_ On n’a pas un mec calé en informatique ,un crac qui boufferait pas de carotte et qui pourrait nous réinstaller la mémoire vive avec une application flash en power-point ?

_ Turing ,il est mort ?

_ Surial ,je suis le boss ici ,je suis pas à l’accueil ! EST-ce que tu crois que je sais qui est mort et qui ne l’est pas ; c’est pas mon job à moi .Moi ,j’ai fait ma part il y a 2000 ans ,j’ai porté ma croix ,supporté les douze cons qui croyaient qu’on partait en colonie et on m’a même lavé les pieds avec des cheveux ! Si tu crois que c’est pas dégueulasse de se faire laver les pieds avec des cheveux ! Alors maintenant ,je profite ,je suis en retraite et je l’ai bien mérité !

_ Von neuman ,peut être ?

_ Appelle qui tu veux ,mais réparez-moi vite l’accroc dans le tricot de l’espace-temps et ramène-moi aussi Georges avec Gabi ,j’ai deux mots à lui dire aussi …

_ En fait d’accroc ,patron ,c’est comme qui dirait un gros trou … ,hésita Surial

_ un gros trou ,gros comment ? ,s’inquiéta Jésus

_ Vous vous rappelez le truc dans le manuel Lemoine ,page 332 ,alinéa 212 ,petit h(bis)

_ Franchement ,non …

_ En fait ,vous allez voir c’est assez drôle .Grosso modo ,çà dit que si un mec retourne dans le passé puis revient dans le présent et se rencontre lui-même ,il doit se s’autoféconder pour rétablir l’équilibre spatio-temporel …

_ Mais qui a pondu cette connerie ! Raymond Domenech ?

_ ,Non, Votre père …

_ il aurait mieux fait de se casser une côte ,ce jour là !

_ Attendez parce qu’après c’est pire après !

_ je m’attendais déjà au pire …

_ Donc si le mec ou la mec ,se reproduit sans pensée impur ,il n’y a pas de problèmes

_ Pas de problème ,si on est déjà sous neuroleptique ! ,compléta Jésus

_ Mais si ,il y a des impuretés dans la machine à désir comme des grains de sable dans un canal glomérulaire ,alors on a un 54-18-bd

_ 54-18-bd ,c’est le numéro d’un de nos comptes en suisse ?

_ C’est le code pour nouveau messi …

_ Nouveau messi ? ,tu me parles du petit du Barça ?

_ Non ,je vous parle d’un concurrent potentiel qui accouchera de 70 clones et un de ses clones a une cote de 3 contre 1 de devenir le nouveau prophète …

_ un des 70 clowns deviendra moi ?

_ techniquement non mais tactiquement oui

_ c’est toulalanesque !

_ En fait ,un des 70 bébés prendra votre place ,c’est se qui s’est passé pour Moise à l’époque …

_ Et qui est la mère de mes emmerdes ?

_ Un des deux cons ,le petit avec des seins et avec des tendances sado-maso …

 

 

 

Prolégolème de l’auteur

 

Nath avait retrouvé le mak mais le lecteur assidu ,celui qui sait ou on en est ,lui doit se dire « par quel miracle absolu ,a-t-elle pu y parvenir ,vu que le mak est en enfer et que nath était ,il y a encore peu de temps sur un trottoir et sous la pluie ?« .C’est a ce moment là ,que la descence me demande de faire une pause dans cette histoire truculente et d’expliquer le pourquoi de comment du parce que d’avec le qui-est-ce …

De fait ,nous avions laissé Nath et Manu avec une flêchette empoisonnée dans la gorge (et pas dans le georges qui est un lapin  ,maitre du temps ) .A son réveil , Nath s’est retrouvée seule avec sa colère ,elle a commencé à marcher et c’est là qu’il y a eut le bus .

Le bus l’a percuté et envoyé à 30 mètres de là dans une très jolie figure de plongeon verticale et elle s’est encastrée dans un tas de poubelle ,sac jaune (ce qui est très écologique mais potentiellement mortel) ,qui ont ,plus ou moins, amortie sa chute .Plus car elle n’est pas morte sur le coup ,moins parce qu’elle s’est retrouvée en soin intensif dans un coma profond entre la vie et la mort .Du fait de cet état végétatif ,elle  oscille actuellement dans un état de mort imminente ,de grand couloir et de lumière bienfaisante et par ce biais ,elle s’est retrouvée en enfer (un genre d’expérience de sortie hors de son corps).Vous me direz pourquoi l’enfer et pas le paradis ou le purgatoire et je vous répondrais : »franchement ,je ne sais pas .C’est vrai que c’est bien pratique mais je n’ai aucune idée logique justifiant cette situation . » . Notons quand même que nath est en enfer de manière fugace car sitôt qu’elle basculera du côté de la vie (et pourquoi ne se basculerait-elle pas ?) ,elle se réveillera dans son lit d’hôpital ,bien au chaud avec ses multiples fractures et ses tuyaux dans le nez .

 

 

Nath avait réussi à remettre la main sur le mak ,elle en avait même gagné un deuxième ,une sorte de victoire à la pyrrhus avec le mak dans le rôle du kosovo .

« Que fais-tu là ,nath ,t ‘es morte ? « 

_ En fait ,je suis dans le coma !

Le mak fit des yeux ronds comme un ballon de foot et le second mak fit a peu près pareil ,décidément ils faisaient la paire de branleurs qui manquent à l’équipe de France en attaque …  

L’un des seb expliqua le coup du voyage spatio-temporel sans trop entrer dans les détails parce qu’on y était déjà pas rentré tout à l’heure et à maintes reprises ,et avec des pensées impures ,et avec un slip rouge sur la tête …

Nath enregistrait les informations à la vitesse d’un cheval au galop qui piloterait un hélicoptère duquel on jetterait des cabris sur des trempolines et lança : 

« Il vous faut un utérus ! prenez le mien ! « 

_ T’es pas un peu trop vieille ? ,hasarda l’un des mak

_ Tu sais passé 40 ans ,il y a des risques de maladie génétique  et çà serait con d’avoir 70 trisomiques …

Nath ne se désarçonna pas ,ce qui pour quelqu’un qui n’était pas à cheval était assez simple .

«  En fait ,j’ai deux utérus .Je vous propose celui de Rosa Luxembourg ,je me le suis greffé pendant nos travaux sur Jaurès ,il traînait sur une table et comme Manu récupérait des vieilles planches ,je me suis dit que c’était con de gâcher un si bel objet « 

_ C’est si gentillement proposé qu’on aurait l’air de goujat si on faisait la fine bouche .Le problème c’est la greffe …

_ La greffe c’est pas un souci ,deux serviettes propres et une bassine d’eau et roule ,ma poule !

_ C’est pas plutôt pour les accouchement ,la bassine d’eau ?

Nath réfléchit un peu ,le coma brouillait tout de même un peu ses circuits neuronaux mais avait-elle le choix ?

Le mak-femelle s’allongea par terre (on peut dire aussi le seb-mère) et écarta les jambes .L’autre sentit l’excitation lui courir sur le haricot ,Nath lui tordit le testicule ce qui eut pour résultat de la calmer instantanément .L’opération pouvait débuter .

 

 

 

 

 

 

 

Avais-je vraiment le choix ? C’est vrai que j’avais pas trop réfléchi en me jetant à corps perdu dans la poche du garde du corps ,en entraînant ma chose dans cette folie .En plus ,Lucifer m’avait gâté avec son pouvoir à la con et je n’avais pas eu d’autre idée que de dire « moussaka » en sautant la tête la première dans la poche de son veston .Je n’étais sûrement pas en position de force et je ne pouvais qu’attendre le bon moment comme un Claude Puel qui attend que l’équipe adverse soit réduite à 4 pour mettre un deuxième milieu offensif . Dans cette moussaka ,j’étais la viande et le gruyère tandis que ma chose avait pris la place des courgettes ,chacun sa place et les vaches étaient bien gardées … Comment aurais-je pu prévoir que ce con de garde du corps aurait mis sa main dans sa poche ,mélangeant allègrement les courgettes avec la viande et par la même ,ma personnalité avec celle de la gonzesse qui s’appelait Déborah .Je fus assaillis d’images ,de son et de souvenirs d’enfance ,je vis le monde avec les yeux d’une femme et c’était triste ,je vis le foot avec les yeux d’une femme et c’était chiant ,je vis un enfant avec les yeux d’une femme et c’était beau ,je vis un slip qui traîne avec les yeux d’une femme et je senti la colère monter en moi ,je vis une perceuse avec les yeux d’une femme et je ne fut pas trop dépaysé ,je vis une paire de chaussure avec les yeux d’une femme et j’eus une érection enfin je vis le mak avec les yeux de cette femme et je vis le mal …

 

 

 

 

 

 

 

Par bobby - Publié dans : Tranche d'exraits - Communauté : Le monde selon Bobby
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 22:22


 

           Sur l’ordinateur de Georges, une icône bizarre se mit à faire des appels de phare, comme Emmanuelle dans son court métrage classé arts et essais « Emmanuelle fait des Yves Klein d’œil au grand Stroumph », où elle apparaît maquillée en bleu. Cette icône, c’était deux aiguilles, une petite une grande, plantées dans une  botte de foin. Georges soupira, frissonna et se pencha sur la question comme la tour de Pise sur son ombre.

         C’était pas simple d’être le maître du temps, c’était pas simple d’être l’ex-mari de Mamie Jacqueline, c’était pas simple de faire pousser des carottes en enfer, c’était pas simple de faire tout ça en étant un lapin en plus. Les deux aiguilles qui se fourrent dans la motte de foin, comme icône, ça correspondait à « Alerte rouge » chez Météo France, ou 9.2 sur l’échelle de Richter, ou « Grenouille noyée » sur l’échelle des crues toulousaines. Ca puait les heures sup.

       Georges re-soupira, comme si l’icône allait s’envoler… Le bon côté des choses, c’était que grâce à la dématérialisation, depuis l’ordinateur, y avait eu des progrès : avant, il y avait une vraie meule de foin et deux véritables aiguilles qui venaient se planter dans son bureau, c’était tout un bordel à nettoyer. Il jeta un œil sur la caméra de vidéosurveillance qui montrait ce qui se passait dans la salle de l’horloge parlante. Georges vit que Julien Dray avait trouvé un drôle de moyen de tuer le temps… Et il remarqua un petit gars inconnu, tout endormi. Il ignorait que c’était Seb, qu’il voulait tuer pour que ça fasse les pieds à Jacqueline la grosse coquine. Il re-re-soupira, comme s’il pouvait cracher la solution du fond de ses poumons.

 Il ouvrit le manuel Lemoine des incidents spatio temporels (le type qui avait écrit ça s’appelait Lemoine, c’était comme ça.  C’était un ouzbek, la traduction était d’ailleurs pourrie).

« - Bon, alors je fais quoi maintenant ? » se demanda-t-il à voix haute comme la marée quand le bateau doit sortir du port. Il lut :

 

 « Ne pas panique.

Un problème, chacun sa solution.

Si icône botte de paille piquée par les 2 aiguilles, pas souci. Dis toi que si botte paille dans ton œil, champ de paille dans œil de ton voisin.

Pas grave. On va trouver solution au problème comme chaussure à ton pied.

En cas de panne, toujours  veiller à débrancher la pareil. Ne pas sciez la branche sur laquelle vous êtes branché.

Mieux c’est reconfigurer le univers avec notre logiciel Nuageux. Bon logiciel jolies couleurs. Composez le 0800 452 125, pas cher la minute. Pour une résolution prioritaire, tapez 1. Pour une résolution assez rapide, tapez 2. Pour une résolution lente et inefficace, tapez Seb le Mak.

Ensuite, à partir de votre identifiant attribué par courrier le 14 novembre 1542, enclencher la rotation inversée des hélices au pays des merveilles.

Effet indésirable (de lapin) : maux de tête, apocalypse, somnolences, bug de l’an 2000. »

 

Ainsi fit-il. Le passé retourna dans le passé, le futur dans le futur. Georges se frotta les mains comme un italien quand il sait qu’il aura de l’amour et du vin et des spaghettis et 7 défenseurs dans son équipe nationale.

 

                   Seb se réveilla en sursaut dans la salle de l’horloge parlante et sentit qu’on le liposuçait de l’intérieur. Puis il se reréveilla en Enfer, à environ un mètre de son autre Moi qui était resté ligoté à l’arbre. Ca faisait deux fois qu’il se réveillait en trente secondes, il aimait pas trop ça.  Il profita que son pote ukrainien ait le dos tourné pour lui mettre un bon coup de poing derrière la nuque. Il s’adressa à lui-même, en frissonnant parce qu’il se trouvait très excitant.


« - Salut, mon joli !

- Salop, mon Julot !

- Tu me reconnais ?

- Ben oui. Encore que... T’es moi ?

- C’est pas simple. Je viens du passé.

- Moi, j’ai failli y passer !

- Hum…

- Bon, je t’explique. J’ai été dans le passé et j’ai vu Mamie Jacqueline. Elle m’a expliqué qu’on avait provoqué un bug spatio temporel et qu’on pouvait réintégrer notre corps à une condition. Qu’on se fasse l’amour en n’ayant aucune pensée impure à l’esprit, sinon...

- Sinon quoi ?

- Sinon on reste 2, et en plus on va donner naissance à 70 autres nous-mêmes.  

- Je ne vois pas comment me faire l’amour sans pensée impure…

- Putain mais c’est ce qu’on veut ! On se baise comme des lapins et on se fait 70 clones, tranquilou ! Et là on prend le pouvoir ici ! On vire Jésus et on prend Dieu comme ministre de l’identité nationale et on règne ! En plus, on a reçu le renfort de l’ange Gabriel.

- Ah ouais !! Pas mal ! Tu sais que tu es vraiment très malin, toi, avec tes petits yeux tout doux et ton petit cul tout ferme qu’on dirait la selle d’un vélo dont on ne voudrait pas descendre !

- Ouh !!! Chaud chaud chaud lapin, va !!!

- C’est à toi, ce slip rouge si sexy qui s’enlève sans souci ?

- Oui, serre moi comme ça, susurre moi des slogans du PS sous les aisselles !

- Est-ce que tu sens mon saucisson surprise qui s’insinue ?

- Oh oui oh oui oh oui ! » hurla Seb alors que la pudeur jetait sur la suite de cet épisode un voile épais comme une burqamisole de force.

 

 

« -Ah, on est bien, là, moi et moi…

- Et comment ça se passe, pour la livraison de nos 70 clones ?

- Ah.. Il n’y a pas de livraison, on fait ça nous-mêmes, au naturel.

- En argile,  comme Dieu ?

- Non non, comme Marie, en fait. Tu vas accoucher dans la douleur.

- Tu rigoles ?

- Ben non. On va avoir 70 clones, on peut pas en plus demander qu’ils nous soient livrés…

- Et alors comment ça se passe, pratiquement ?

- Ben, là, tu as 70 petits Sebs qui grouillent dans ton corps. T’as vu Alien ?

- ????

- Ben tu as avoir droit à une projection personnelle de Alien, genre 3 D.

- Quoi ?

 - Mais j’ai une solution !!

- Ah ! Une mère porteuse ?

- Euh non… Bobby et Prof connaissent des gens qui connaissent des gens qui peuvent nous trouver des morceaux de corps humains en bon état.

- Et ?

- Et on pourrait te greffer un utérus…

- Je vais te greffer ma main dans la gueule, oui !

- C’est toi qui vois, soit on te greffe un utérus, soit tu vas te faire perforer de l’intérieur par tes propres enfants…

- Putain, un utérus ! J’espère qu’avec, après,  je pourrais me faire des infusions !

- Faut voir le bon côté des choses.

- Et je vais me le mettre où, mon utérus ?

- Ben, derrière le crâne, ça me parait bien.

- Je vais te greffer Clochette dans la musette, moi !

- Tu veux l’avoir devant la tête ?

- Ca me ferait un joli sourire…

- Au pire, t’auras mal à la tête une fois par mois. Sergio pourrait s’occuper de l’opération, le bricolage c’est son dada !  »

 

                    Un des Sebs, celui qui allait accoucher - qu’on appellera « Seb-mère » pour simplifier-  se dit alors dans son coin et dans sa tête :

 « Il m’a bien eu, l’autre salop, avec ces 70 enfants qu’il m’a faits dans le dos. Mais j’ai pas dit mon dernier mot. Je peux peut-être m’autoféconder, vu que j’ai tout ce qu’y faut sur moi ! Et alors là, je fais le putsch, et je prends le pouvoir seul, avec mes vrais enfants dans ma garde personnelle. Et l’autre, il va se retrouver dans la peau d’Abel qu’a un problème, avec deux trous au côté droit ! » Les Sebs ne savaient plus trop où ils en étaient, comme Emmanuelle dans « In bed with Lasky Zofrénie ».

                        Nath arriva sur ses entrefaites et sûre de son fait. Elle prit Seb-mère pour l’unique Seb et par le bras, vu qu’elle ignorait que les Sebs étaient 2 à présents, et fâchés en plus. Nath avait retrouvé Seb en moins de temps qu’il n’en faut à Manu pour se manger 12 crêpes aux cèpes. Elle était très inquiète, on lui avait enlevé son homme et elle savait qu’il craquerait vite si on le torturait en refusant de l’alimenter toutes les 45 minutes. Et si Manu craquait, c’était la merde. Il allait tout balancer, sauf ce qu’il n’avait pas trop compris. Finalement, c’était peut-être pas si grave que ça…. relativisa-t-elle.  

 

 

 

 

 

 

Par grand guide suprème - Publié dans : comment je vois le monde - Communauté : Le monde selon Bobby
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 22:54

Le ciel était gris acier avec des zébrures blanchâtres et une petite pluie fine commençait à tomber .Manu et Nath étaient assis sur le bord de la route et malgré leur nonchalance apparente ,ils étaient plus que remontés .Entre le coup des zombies qui avaient bien faillis les zigouiller à cause de le négligence de Bobby et le saucissonnage d’Hortefeux en catastrophe cette nuit ,les recycleurs avaient la moutarde qui leur montait doucement au nez .Manu sortit les deux ponchos qu’ils emportaient toujours avec eux et qui faisaient partis du package complet de survie en milieu hostile et entama une barre chocolatée car il commençait à faire faim .Il mâchonnait tranquillement lorsque Nath s’adressa à lui :

« Alors t’en pense quoi ? »

_ Tu veux du chocolat ?

_ Pourquoi tu me parles de chocolat ,je te demande ton avis sur la nuit dernière .Tu sais le mec qu’on a découpé et trimballer dans une valise genre traversée de Paris mais sans Gabin …

_ Excuse-moi mais j’étais dans mes pensées et j’ai cru que tu voulais qu’on partage .C’est pas de l’égoïsme mais j’ai des besoins énergétiques vachement plus développés que les tiens et puis je réfléchis mieux le ventre plein …

_ Oui ,je sais que tu es le plus efficace le ventre plein ,allongé dans un lit et avec une légère brise due à une fille à poil et un éventail !

Il y eut un silence et une grosse averse qui força nos amis à se mettre à l’abri sous le porche d’un immeuble .

« Moi ,toute cette histoire ne me dit rien qui vaille « ,continua Nath

_ Quand j’étais professionnel ,des moments comme ceux-là précédaient souvent les bonnes branlées …

Manu avait été footballeur professionnel quelques années plus tôt mais un grave accident avait brisé sa carrière et ses ligaments. Estropié comme un Govou en pleine forme ,il s’était mis à boire savonnant lui-même la planche sur laquelle il était assis .Au fond du trou ,il n’eut d’autres moyens que de vendre ses poings dans des tournois de pancrace  ,organisés dans les sous-sol de commissariat .C’est au cours de ses combats qu’il rencontra Nath qu’on appelait ,à l’époque ,l’émasculatrice en uniforme .Ce fut le  gauche et un genou pointu .

 

« Tu vois quand j’ai vu Villepin ,étalé comme une merde dans le caniveau ,çà m’a foutu un coup .Vu le temps qu’on avait passé pour réussir cette putain de greffe ,çà m’a foutu les glandes de voir ce grand con nous chier dans les bottes .Tu te rends compte ,on avait notre Jaurès qui grandissait doucement dans ce grand corps gaulliste ,comme dans la lettre volée de Poe et patatra tout est foutu pour 2012 « 

_ Je crois que Bobby ,il a été comme toi .C’est pour çà qu’il a déconné avec les zombies parce que d’habitude il fait pas des erreurs de débutants .Lui aussi ,il y croyait à notre clone de Jaurès et au triomphe en 2012 et avec la mort de Villepin ,je crois qu’il s’est trouvé désorienté comme un collégien mauvais en math …

_ Et là ,c’est silence radio .Bobby ,Prof et le mak pointent aux abonnés absents et nous on est là sous la flotte à reprendre l’histoire à zéro .

_ Si on allait chez Sherpa ?

_ On en vient !

_ Je crois que Serginette a fait du ragoût …

_ Tu sais où tu peux te le coller le ragoût ?

Manu baissa les yeux et prépara sa garde mais Nath resta impassible .

« On va à Solférino « 

_ la bataille ?

_ Il faut absolument que je parle à martine parce que dans peu de temps on aura les sbires de pastaga aux trousses et sans les autres ,nous sommes des proies faciles …

C’est alors que le sifflement d’une ,puis de deux fléchettes déchira la nuit .Manu et Nath sentirent la piqûre dans leur cou puis ce fut le néant …

 

Lorsqu’elle reprit conscience quelques minutes plus tard Nath était seule .Une immense colère l’envahie comme un tsunami  cria : » Vengeance ! « 

 

 

 

L’alcool coulait à flot et Mr Plaisir se trémoussait au rythme de la musique techno .Même les cul serrés habituels se déridaient au fil de la soirée ,Mr Raison et Mr conscienceprofessionnelle se tapaient même une bière .Un peu paumé dans ce lupanar ,l’ange Gabriel se déplaçait à tâton ,lorsqu’il heurta Mr Plaisir :

« Pardon ,Mr mais c’est quoi ce bordel ? »

_ Bah ,c’est le fête ,un ukrainien nous attaché à un arbre et il a sorti son gros fouet ,j’en ronronne de plaisir !

_ Excusez-moi ,je cherche votre boss

_ Mr Intériorité ?

_ Oui ,ou son frère Mr Solipsisme …

_ Je crois que vous les trouverez dans le salon rose avec Melle Perversion et une fille qui bosse dans le gros intestin …

L’ange Gabriel toqua et n’entendit que des geignements ,il entra tout de même découvrant Mr intériorité le pantalon en bas des jambes

« Je suis désolé de vous déranger en plein boulot mais je viens demander l’asile politique dans le crâne du mak « 

 

 

 

 

Par bobby - Publié dans : Tranche d'exraits - Communauté : Le monde selon Bobby
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 22:31

 

 

Flash back numéro 2.

Quelque part dans les vastes bureaux de Florian Radius, plusieurs années avant le présent de cette histoire.

 

« - Père ?

- Oui, Prof, que veux tu ?

- Ben, Père, j’aimerais bien que vous m’expliquiez…

- Quoi donc, mon fils ? Les petites fleurs et les abeilles et la petite graine et la cigogne et tout le bazar ?

-Non non, Père, ça j’ai tout bien compris : les albums Panini ont rajouté des pages spéciales, chaque joueur pose avec sa femme et sa pute favorite, c’est très clair, il y a des schémas technico-tactiles, je saurais m’y prendre quand je croiserai la petite fleur idéale.

- Alors quoi ? Tu  veux un chauffeur pour ta bicyclette de fonction ?

- Non non, en fait, Père, j’aimerais que vous m’expliquiez… le socialisme !!!

- Ah, mon petit, tu t’adresses à la bonne personne ! J’ai été 1er ministre socialiste de la France, moi, c’est comme si tu causais voile avec Christophe Colomb  !! Comme si tu causais bijoux avec Giscard ! Comme si tu causais bigorneaux avec Cousteau !

- Parce qu’à l’école, Père, les autres se moquent de moi et urinent dans mon cartable et quand j’arrive ils chantent « Tiens voilà du boudin ! » et ils ne me passent pas la balle quand on joue au tennis et tout ça…

- Ah, la fac, c’est pas facile….

- Et puis, ils disent que vous êtes pas plus socialiste que la Reine d’Angleterre !

- Oh, ils disent ça pour te faire de la peine, mon petit… Comment t’expliquer le socialisme ? Tu vois cette bouteille de lait ?

- Oui ?

- Et bien, le socialisme, ça consiste à dire qu’il faut que la vache qui a produit ce lait, et le paysan qui a élevé cette vache, et puis le chauffeur qui a amené ce lait jusqu’à nous, ils aient tous le droit à une juste partie de ce lait !

- Oui, Père, mais les vaches, ça bouffe de l’herbe, et les paysans ça boit du calva et les chauffeurs ça tourne au gasoil et au Ricard, non ? Y a que moi qui bois du lait !

- Oui, ben finis ton bol et considère que c’était un exemple ! Tu vois l’idée ! Bon, qu’est ce que tu souhaites manger, mon fils ?

- Ben, si c’était possible de pas bouffer du boudin, parce que là, j’en peux plus ! Surtout au petit-dèj, en fait. »

Mon père haussa les épaules comme un château fort aurait haussé son pont-levis. Puis il fut pris d’une violente quinte flush de toux, une suite de « kof-kof-kof » qui me fit frissonner jusqu’aux orteils.

«- Je ne sais pas ce que j’ai, ça me picote dans la poitrine comme quand j’entends du tango.

- Je ne sais que penser de votre nouveau médecin. Il ne m’inspire guère confiance !

- C’est lui qui m’a soigné ma sinusite musculaire, rappelle toi. Et mon épilepsie circulaire, et mon torticolis urinaire aussi !

- Je sais bien. Il faudrait quand même passer une radio des poumons, au cas où.

- Où ? Sur France inter ? Sur Europe 1 ? Sur RTL ?

- Sur le champ, Père ! »

 

« - Alors, docteur Pilule ?

- C’est net, regardez là, sur la radio ! On vous a inoculé une rose dans le poumon !

- Je savais que ce docteur avait l’air pas clair ! », j’ai dit.

« - Qu’est ce qu’il faut faire, Docteur ?

- Il faudrait faire passer de la terre et de la flotte dans les poumons, sinon la rose va crever !

- Non mais sérieusement, Doc !

- J’estime qu’une ablation est possible : on ouvre, on retire la rose, et on referme. Et on fait des boutures. J’ai un collègue qui va vous faire ça très bien, il a opéré Giscard d’un bégonia cérébral. C’est le professeur Scalpelle. Il bosse à mi-temps à l’hôpital Cochin et à mi-temps chez Gamme vert.

- Merci infiniment, Docteur, vous m’ôtez une belle épine du pied ! Enfin, du poumon, quoi. »

 

                              Le professeur s’approcha de Florian Radius, tout près, comme s’il avait été la vague et l’autre l’île nue. Il portait des bottes vertes et un tablier en plastique marron, il avait les doigts sales, genre plein de terre.  Moi, j’étais très tétanisé.

« -  Mes respects, monsieur Radius. Le Professeur Scalpel est souffrant, il est atteint d’une forme rare de lombalgie intestinale. Je le remplace au pied levé, comme on dit aux Folies Bergères.

- Je vous ai déjà vu quelque part, vous !

- Nicolas le Jardinier, pour vous servir ! Rien de mieux qu’un jardinier pour opérer une belle plante comme vous ! J’ai déjà soigné des grosses légumes dans votre style.

- Vous avez vraiment besoin de ce sécateur ?

Vous tremblez, vous savez, vous me faites un peu peur ! » alexandrina papa.

- T’inquiète, poulette, ça va pas faire mal très longtemps.

- Ah ! Je vous reconnais ! Nicolas Hulot, salop ! Au secours ! A moi ! » s’inquiéta Père.

« - T’es un social traître, insensible aux malheurs de la classe ouvrière. Je vais t’arracher le cœur, ça te fera les pieds ! » L’inquiétude me scotchait à mon siège en skaï. En plus, la vue du sang, ça m’a toujours donné le tournis.

Nicolas Hulot ouvrit le ventre de Florian Radius d’un coup de sécateur, trifouilla 30 secondes dans la poitrine du ministre et s’exclamit, blême de surprise : 

« - Ben il est où, ton cœur !?!?!? »

Florian Radius sourit tristement.

« - Et… Vous avez deux cerveaux ? Dont un à la place du coeur ? C’est fou !

- Oui, moi j’ai 2 cerveaux, Strauss Kahn a 2 bites et Emmanuelli a eu une double ration de sourcils. Et Aubry a deux mentons. On est tous des mutants. On est des éléphants roses avec des âmes de musaraignes. 

- Et ton cœur, il est devenu quoi ?

- C’est une longue histoire. Disons qu’il bat dans une autre poitrine, un peu plus à gauche que dans la mienne. »

 

 

 

 

Par grand guide suprème - Communauté : Le monde selon Bobby
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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 21:52

      

                              

                Les gens qui passèrent à ce moment là devant la statue de Jeanne d’Arc eurent la surprise de voir  Seb en train de lui rouler des pelles.

                 Hissé sur la pointe des pieds, Seb bécotait la statue, une main posée sur sa fesse de bronze, ferme comme là où avait grandi Mamie Jacqueline avec son papa paysan. Seb avait entendu Mamie Jacqueline lui causer par les lèvres de Jeanne. Puis la statue s’était tue, le silence s’était répandu dans l’air comme une couche de confiture de néant sur la tartine du monde.  Il avait imploré Mamie Jacqueline, il avait même imploré toutes les larmes de son corps,  il avait baisé les pieds de la statue pour qu’elle lui indique le chemin pour regagner son présent, en enfer, enchaîné à un chêne, rudoyé par un ukrainien. Les voies du Seigneur étaient impénétrables, contrairement à Mamie Jacqueline. Mais là, la statue était redevenue muette comme une carpe corse morte.

               Jacqueline avait dit que Sergio devait l’aider. Mais comment retrouver le patron du bistrot « Au roi du béton », alors qu’à l’époque où Seb était revenu, vers 1991, ce bistrot n’existait pas, et qu’à la place se dressait l’ambassade du Brésil ? Il avait un temps imaginé Sergio en ambassadeur auriverde, mais son accent cauchois prononcé rendait cette hypothèse improbable, comme l’interprétation d’Emmanuelle dans « Emmanuelle Kant, philosofille facile ».

 

 

                      Seb alla et grand. Il se rendit, alors qu’il n’était cerné que par la peur, vers l’ambassade. S’il trouvait Sergio, ça s’appellerait « Embrassades à l’ambassade ». Sinon, « Embarras à l’ambassade ». La version anglaise, ce serait « Sad lambada ». Une petite fille s’approcha alors de Seb et lui parla d’une voix très grave, qu’on aurait dit qu’elle venait de très très loin. Une voix qui aurait beaucoup fumé, même les cheveux du cow-boy de Malboro, même la crinière de son cheval.

« - Seb ? » demanda-t-elle.

« - Euh.. Oui. » Elle doit muer, pensa-t-il. Son regard était étrangement fixe, et ses lèvres et ses paroles ne dansaient pas la même salsa.

« - Seb le mak ? 

- Ben oui. » Elle doit avoir un chat dans la gorge et aussi une angine, c’était pas possible autrement.

- Tu viens du futur et t’es coincé là comme une pâquerette sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute ? » Même si elle avait avalé tous les Aristochats, c’était pas possible qu’une gamine cause comme ça.

« - Euh, dis moi, petite, tu serais pas habitée par le diable ou Arno ?

- Non non, Seb, t’inquiète pas, .. C’est Georges qui te parle. » Tout s’explique, se dit Seb, qui n’avait jamais vu de transsexuel de 7 ans  et qui la/le regardait désormais avec intérêt et des yeux qui brillaient. « Je suis un … un ami de Jacqueline. Je vais t’aider ! »

- Oh ben ça tombe bien, les amis de Georges sont mes copines !

- Là, je te parle par la bouche de cette petite fille, mais en fait je suis dans le futur et j’ai pour mission de t’y ramener, ok ?

- Moi, tant que j’ai pas à me lever à 8h00 et à aller bosser, tout me va, surtout si c’est pas fatigant et qu’il y a moyen de trafiquer des êtres humains !

- Super : voilà ce que tu dois faire :… ».

Georges avait bien tout relu « Le grand manuel des incidents spatiotemporels : situations, solutions et saucissons. » et il avait trouvé une façon de se débarrasser de Seb. Qui tomba dans le panneau comme une cacahouète dans le gosier de Sherpa. C’était pas le loup qui se pointe dans la bergerie, c’était le pot de miel qui allait se ranger tout seul sur l’étagère de l’ours.

 

                  

                    La petite salle n’avait qu’une porte, par laquelle Seb entra, comme on entre dans un moulin qui n’a qu’une porte. Porte qui se referma brusquement dans son dos qui frissonna dans un claquement qui évoquait le chant de la guillotine fendant l’air. Assis face à un micro, sur une vieille chaise fatiguée, un vieil homme s’avachissait. La pièce était petite, sans fenêtre, genre le bureau consacré à l’écologie au siège du PS. Les murs recouverts de pendules, et la table couverte de montres. Le vieil homme murmura dans le micro: « Au 3ème shglong, il sera précisément 17h42. » Puis il frappa un gong avec le bout pointu d’une flèche, 3 fois. Seb reconnut la flèche du temps, avec laquelle on se repère : là où il y a les plumes, c’est le passé, là où il y a le bout qui pique c’est le futur, et puis le bout de bois c’est le présent.  Il reprit : « Il est 17h42. » Il leva les yeux sur Seb.  De face, le vieil homme ressemblait à Julien Dray.

« - Assieds toi, petit. Il est 17h42 et 20 secondes. »

Seb se dit qu’il devait être en retard, pour que le vieux lui rappelle l’heure comme ça. Il allait s’excuser quand le vieux expliqua : 

« - Je suis l’horloge parlante. Dans 3 shglongs, il sera 17h42 et 40 secondes. Je suis esclave de Georges, le  lapin maître du temps. Shglong shglong shglong. 17h42 et 40 secondes. Je ne peux pas arrêter le cours du temps, sinon gross malheur.

- Oui, je comprends », mentit Seb.

« - Heureusement que tu es arrivé, j’en avais plein le dos. Ton texte est là, prends ma place. » dit-il en montrant les montres et les pendules. Puis il leva au dessus de sa tête la flèche avec laquelle il sonnait les shglong et se la planta dans le cœur, ou pas loin. Seb paniqua un peu.

        

 

               Il fit un peu de bouche à bouche au mort, au cas où. Quelques pensées nécrophiles lui traversèrent l’esprit, qu’il avait mal tourné. Puis il se tourna vers le micro : « Oh ! Les gars ! C’est Seb ! Je suis tombé dans un traquenard ! Bobby ! Déborah ! Mamie Jacqueline ! Sherpa ! Prof !!! Béré ! Help ! » Puis il s’évanouit, alors que c’était pas du tout le moment.

 Alors se produisit A-001. B-52 s’était produit quand Seb avait été renvoyé dans le passé suite à une fausse queue spatio-temporelle. Là, c’était A-001. Le triple nœud dans le lacet de la chaussure du temps qui passe. Plus personne n’égrenait les secondes, le vol du temps était suspendu, genre pas le droit de survoler l’espace aérien à cause d’un gros nuage islandais. Le passé et le présent furent soudainement réunis. Les morts ressuscitèrent. Le Styx se vida dans un gros glouglou et les enfers et le paradis et le purgatoire et la Terre ne firent plus qu’un. Qu’un gros bordel. 

 

 

 

 

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