Ivan Mayo jaune cocu

Publié le par grand guide suprème


     Ami lecteur, 

           ma douce voix n'est pas venue lécher tes fines oreilles ces derniers jours, telle la marée les pieds tongués du vacancier : il faut dire que j'étais parti en vacances avec Miteny, le gourou qui préside au site dieuexiste.com. 

         Nous reviendrons plus amplement sur ce périple aux côtés du messie: dis toi juste que c'était un peu comme si j'avais accompagné Jésus quand il est parti 40 jours dans le désert, sauf que là on était dans les Pyrénées (parce que le désert, à vélo, c'est pénible)  et qu'on est resté juste une semaine pour ne pas rater 
" Prison break " le vendredi soir.

      Ce jour, nous apprenons, toi et moi, que Ivan Mayo, qui est un coureur cycliste qui a fini 17ème du tour de France cycliste, a été contrôlé positif à l'E.P.O., qui est une substance permettant d'avoir moins mal au cul quand tu montes sur la selle. Ce contrôle a eu lieu lundi 14 juillet, pendant une journée de repos: le tour de France, c'est tellement dur que même pour faire les journées de repos, faut se shooter. 

    Loin de moi l'envie de cracher dans la soupe où macèrent anabolisants, amphétamines, huile de vidange vintage, sang de castor et stéroïdes. Je voudrais juste que nous méditions, toi et moi, sur les vices et les vertus de l'oubli. Dès ce lundi, tout le monde dit " l'an prochain, ce sera le tour du renouveau "; sachant que c'était précisément ce qu'on disait l'an passé à la même époque, et puis aussi cette année il y a 3 semaines, et aussi à Noël, pour ceux qui ont de la conversation. 

       Tous les jours, on se lève en oubliant la veille, en se disant " Ce sera différent ", sous-entendu  " Ce sera différent, comme tous les jours". Si l'homme n'oubliait pas, son passé lui ferait comme un boulet au pied, et ce boulet grossirait jour après jour, comme une énorme tête qui ne penserait qu'au passé et qui le retiendrait en arrière . L'homme ( Adorno ?) a dit " Il sera impossible de faire de la poésie après Auschwitz ", et puis il a refait de la poésie, et même du camping.

      Le toujours génial Maurice Blanchot a écrit : " Chaque fois que tu oublies, c'est la mort que tu te rappelles en oubliant."  Je me dis que partir en vacances dans les Pyrénées avec Maurice Blanchot, ça m'aurait fait moins mal aux jambes que d'y aller avec Iban Mayo, mais plus mal au cerveau.

                                                    
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grand guide suprème 31/07/2007 21:21

Mais, camarade Cartman, on te croyait parti,et donc presque revenu !

Et là, on apprend, au détour d'une phrase, que t'étais pas là mais que t'étais pas parti, et que tu seras pas de retour de sitôt....

Il y a anguille sous roche, tortue sous caillou, éléphant sous palmier: il faut que tu nous expliques, dans un bel article, sinon c'est le procès pour abandon de poste face à l'ennemi !

Reviens, Cartman !

Cartman 31/07/2007 17:44

coucou les copains !!!
ca gaze??
nonononon je suis pas encore parti en vacances!!
bientôt!! direction l'océan.

miteny 31/07/2007 13:52

Ne me dis pas que tu as mal aux jambes!

Hector G. 31/07/2007 13:46

Bravo ! il est clair que la puissance charismatique du Messie a injecté dans ta prose une aura violette qui transcende tout ce que la blogosphère a pu abriter depuis le dernier rail de coke de Marco Pantani, paix à son âme.