2001 L'ODYSSEE DU CLEARSTREAM

Publié le par bobby

Les jambes du mak s'agitaient dans l'étale du primeur ce qui n'était pas sans rappeler la fameuse scène finale d' "emmanuelle fait aussi le poirier" .Accourant à son secours ,comme au bon vieux temps de la sierra leone ,je traversais la route et je l'attrapais par la jambe droite .Delphy la douce m'avait suivi et avait saisi le mak par sa jambe gauche ,glissant rapidement une main experte sur son entre-jambe comme dans "emmanuelle met le paquet ".Extirpant au pris de maintes contorsions le mak ,de ce bourbier végétal ,je pestais déjà contre cette nouvelle lubie qui nous faisait perdre un temps précieux en conneries .Lorsqu'enfin il émergea du bac de carottes ,le mak était comme en transe .De grosses gouttes de sueur perlaient sur son visage poupin comme dans "emmanuelle va prendre une bonne douche " et une expression étrange avait élu domicile dans le fond de ses yeux .je tonnais :
_ Mais qu'est-ce que tu branles avec une carotte plantée dans la gorge comme dans "emmanuelle devient végétarienne " ?
Pour toute réponse ,j'eu droit un retroussement de nez mutin .
_Tu te fous de ma gueule le mak ?
le même retroussement de nez comme un retour gagnant sur un service de sherpa .J'étais un peu perdu comme dans "emmanuelle cherche son chemin dans la culotte d'un zouave" .Le mak se prenait pour le mime marceau et franchement je n'avais pas le courage de regarder tout le spectacle .Il devait nous manquer des bouts du film comme dans "emmanuelle a mis les bouts ".Je pris le mak par la main et dit à Delphy :
_Bon ,tant pis pour le mak ,on va faire avec pour l'instant .La dernière fois que je l'ai laissé dans un étape semblable ,il a perdu une couille !
_Venez avec moi ,je sais ce que je dois faire car le mak m'avait expliquer le topo avant de s'étouffer avec une carotte comme dans "emmanuelle aime aussi les courgettes"
Nous partîmes tous les trois et prîmes la bagnole de Delphy ,une mustang noire métallisée avec turbo réacteur ascensionnel et pas mal de soupapes qui  font des gros vroum-vroum en vachement plus viril que la seicento .
Les rues parisiennes étaient pas mal encombrées mais Delphy slalommait entre les voitures comme alberto Tomba parlait italien .Les autres conducteurs nous regardaient envieux ,eux qui étaient dans des bagnoles pourries et nous buvions du champagne en les narguant car il fallait bien occuper le mak qui ne pensait qu'à faire ses besoins aux quatre coins de la belle voiture comme dans "emmanuelle est un scato" .Nous longeâmes une rangées de platanes puis nous bifurquâmes pour nous engouffrer dans une des contre-allées adjacentes parce qu'il y a souvent des contre-allés adjacentes et que c'est plus sympa qu'une rue .Nous y étions : le Bouclier Arverne !

Delphy nous fit prendre l'entrée des artistes comme tant de grands acteurs prirent celle d'emmanuelle et nous conduisit dans sa loge .Elle travaillait là depuis deux ans ,depuis que Mémé Jacqueline l'avait adoubée dans le milieu .Au déboté ,Delphy faisait dans le supporter de foot légèrement maso genre saint étienne ou le PSG mais elle savait aussi faire dans le sado ceux qui préféraient le bayern de Munich .Elle se tourna vers nous et nous confia :

_ Ce soir ,Brice va passer .Comme convenu je le ramène ici et vous lui faite son affaire .Si il se passe la moindre embrouille ,je ne vous connait pas .OK ?

_ No problemo ,dis-je en me demandant dèjà se que j'allais faire du mak visiblement un excité

Delphy commença à se maquiller et moi je cherchais du regard un endroit pour nous cacher afin de surprendre notre cible .J'avais sur moi un teaser de luxe et je trouvais la situation cocasse .Tout à coup le mak se mit à courir vers le fond de la loge couinant d'une manière horriblement désagréable et à la limite du vulgaire .Intrigué ,je pris sa roue et le suivis jusqu'au fond de la loge dans un endroit sentant la paille et .................... l'urine de lapin ! Quel ne fut ma surprise lorsque je vit le mak tenter de sodomiser un lapin nain avec un regard lubrique que je n'oublierais jamais .Je parvins ,tout juste à ceinturer le mak in extremis et il lacha la pauvre bête apeurée qui partit se réfugier sous un meuble .Le mak était intenable ,il s'agitait ,faisait des bonds de capri et poussait des grognements rauques .Nath m'avait donné quelques cours de kravmaga et non sans mal ,je reussis à la calmer en le plaquant sur le bureau .Doucement je sentis le mak se détendre ,je lui parlais à l'oreille comme Prof m'avait dit de faire ,lui qui avait passer pas mal de temps avec le mak dans les prisons africaines .Le mak était penché sur le bureau ,le pantalon en bas des jambes et j'étais derrière lui en train de lui sussurer des mots à l'oreille lorsque Delphy entra dans la pièce .Certes il en fallait beaucoup pour choquer cette professionnelle de la calipette coinchée et de fait si elle criait ce n'était surement pas de nous voir dans cette position suggestive mais plutôt de constater qu emmanuelle ,sa lapine naine ,avait l'arrière train en bouillie comme dans "emmanuelle passe à la casserole " .Dix minutes plus tard ,tout était en ordre mais je sentais bien que Delphy nous faisait un peu la gueule lorsqu'elle partit bosser .
Le mak et moi ,nous nous étions installés dans le cagibi pret à sauter sur hortefeux comme la légion sur kolweizy .
J'ai bien attendu huit heures avant de sortir du cagibi ,le mak ronquait comme un bien-heureux mais n'arrétait pas de me filer des coups de lattes en se grattant l'oreille avec son pied gauche .Il était quatre heures du mat et j'avais une dalle à bouffer de l'okrochka ,je m'aventurais donc hors de ma cachette et de fil en aiguille je me retrouvais sur une mezzaline surplombant la salle commune du Bouclier Arverne .Ne connaissant que par "oui dire " ,les coutumes de l'endroit je fus surpris de voir qu'il y avait peu de monde à poil pour l'heure tardive .J'avais l'impression d'être à une soirée de l'ambassadeur mais sans les pyramides de ferrerro .Je balayais des yeux la salle à la recherche de Delphy mais je ne la trouvais pas .Je rebalayais du regard la salle à la recherche d'Hortefeu ,nada itou .Je rerebalayais la salle une troisième fois la salle parce qu'on dit souvent jamais deux sans trois et là ,je tombais sur le cul .Moulé dans un canapé en cuir ,un whisky à la main et son air de grosse tapette à moitié taré ,se tenait Bill Poulidor !
La moutarde me monta au nez et le sang battait irregulièrement dans mes temples comme le ventricule gauche de sherpa quand il scie son bois pour l'hiver .Que venait faire cette enfoiré dans cette endroit de débauche ,je croyais que mon ex-femme était avec lui .Machinalement je rererebalayais la salle en espérant ne rien voir de plus que les trois précédentes et pour une fois ,Ô comble du bonheur ,je ne vis pas mon ex-femme dans cette faune de luxure . Reprenant mon professionnalisme ,je m'appliquais à decrypter la situation .Bill Poulidor parlait avec deux autres mecs ,il y a avait aussi deux dames mais ,elles ,elles ne parlaient pas trop .Soudain s'approchant de mon salopard de Bill ,Hortefeux vint lui parler .Cette petite merde se la jouait eric Besson ou je ne m'appelais plus Bobby .Il fallait le voir se gausser comme se gaussent les salauds et les pivots ,c'était écoeurant .Cependant je n'avais plus le temps de réfléchir car au bras d'Hortefeux ,il y avait Delphy et le petit couple se dirigeait déjà vers la loge .Tel une anguille ayant avalée un acrobate ,je reitégrais mon cagibi plein de crotte de lapin et pareil sniper du film "emmanuelle s'est faite tirée par un sniper " j'étais sur le "qui vive" ,et je vous prie de croire que c'est aussi inconfortable que difficile à écrire .
A peine la porte ouverte ,Brice demanda à Delphy de lui faire un truc cochon sur le thème du FC grenoble un soir de coupe de france face à Dijon . Delphy enfila son maillot en cuir pleine croute et sortit son gros sifflet .Dans sa poche ,elle avait aussi des cartons jaunes en papier de verre . Brice voulut des coups francs et Delphy lui en mis plein la gueule ,c'était vraiment de grands malades .Etant d'un naturel humaniste et eu égard à Montaigne ,je décidais de détourner le regard quelques instants ,concidérant avec raison qu'après tout ils étaient tout deux consentants .Au fond du cagibi ,Foucault qui en connaissait un rayon me fit un signe d'approbation de la tête et me confia qu'il avait peut être un peu foiré la préface "des mots et des choses " .A peine avait-il fini sa phrase qu'il s'évapora comme par evaporation ,je restais coi .C'est le silence de la pièce d'à coté qui m'inquiéta .Brice ne criait plus ,Delphy ne cognait plus ,seuls les ronflements du mak me faisaient un peu chier .Je sortis en furie du cagibi ,le teaser à la main comme sherpa sur un bol d'apéricubes mais je m'arrêtais net .Brice avait le tête arrachée et le corps lacéré de milliards de coups de griffes et Delphy la douce était empalée sur un poteau de corner ...

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bobby 16/02/2010 20:09


Déborah c'est pour après ,faut suivre ! ;je te laisse les tuyaux ...


ggs 16/02/2010 15:53


Delphy la douce, c'est pas Déborah ? (j'essaie de savoir qui est où et qui est vivant) C'est un autre personnage ?
Là, je pars à Paris, je ne sais pas si j'aurais internet. As tu remarqué que géographiquement, on est pas raccord: moi, je suis souvent vers le havre, toi à paris. Bon, on s'en fout.
Si tu veux, tu peux faire avancer l'histoire avec Bobby et hortefeux, moi je m'occupe de ceux qui sont dans le tuyau.