Le retour du messie, épisode 2 !

Publié le par grand guide suprème


Résumé de l’épisode précédent : t’as qu’à lire l’épisode précédent, il y en a pour 5minutes, un peu de courage.

 

 

                       Je frissonnais comme si on m’avait enfermé dans un frigo avec un ours blanc. Le vent s’était levé et faisait trembler les feuilles des arbres aspirés et des cahiers à spirale, on se serait cru dans un shaker pour un cocktail spécial tout rouge.


 

        Je pris mon courage à deux mains et me les enfonçais dans les oreilles, pour ne plus rien entendre. Faire l’autruche, comme une vulgaire poule mouillée, mais en plus gros. Le vent aurait décorné les bœufs, comme on dit par chez nous, s’il y avait eu des bœufs, mais il n’y avait que des arbres, une voix de messie et moi-même, tout à coup gelé de peur. J’aurais eu des eskimos à la main, le vent aurait décorné deux glaces. Même les arbres semblaient craindre leur ombre. C’était le décor idéal pour tourner « Saw 6 à Strasbourg ».


 

          J’avais la chair de poule, et j’avais peur que le messie me prenne en grippe aviaire. « Bon, écoute-moi, maintenant ! » tonna-t-il comme un coup de canon dans un concert de flutes autistes. « C’est Moi, c’est ton Sauveur, n’aie crainte ! » Je ne me voyais pas jouer les Jeanne d’Arc modernes.  Surtout dans le rôle-titre lors du barbecue final sur la grand’ place de Rouen. « Merde, lève la tête à la fin, c’est en  Ami que je te parle ! »  Je levai la tête pour me mettre à courir comme un perdu vers l’abri antiatomique le plus proche. Personne ne me courut après. Ma respiration se fit vite haletante, canadienne même (tellement il faisait très froid). Une racine me fit un croche pied, deux ronces me ligotèrent sans ménagement et une grosse branche poussée par le vent me fit une grosse bosse là où il y avait mon front, derrière lequel bouillonnait le thé de mille inquiétudes.


 

          Là, seul et abandonné de tous, allongé sur le dos telle une tortue violée par le lièvre dans un remix porno-trash de la fable de La Fontaine, j’étais forcé de prêter l’oreille à cette voix qui ne me la rendrait peut-être jamais. Les épines des ronces pyrogravaient des SOS en morse sur la peau de mon dos et j’avais mal au front comme la France en mars 1917. « Oh ! C’est moi, c’est Miteny ! Le Dalaï-lamagique ! Le Grand Rabbin bouillonnant ! Le pape Ion ! L’imam Culéconception ! ».



A suivre !


 

Publié dans Dieu et la Sorcellerie

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Rémi 23/04/2009 19:36

En usant de dérisions...Miteny

Le corps suffit-il? @ conprendre les stupidités?

PS : http://www.dailymotion.com/relevance/search/la+route+est+dure/video/x6jqlx_arsenik-la-route-est-dure_music

Rémi 23/04/2009 19:31

Mais encore...

Dans vos avis...par principe...

pfff

miteny 23/04/2009 18:17

aie aie aie...

Rémi 23/04/2009 17:38

Moralité...

Sois et n'offre pas...

Ouille !!!

Rémi 23/04/2009 17:30

PS : http://www.teleologie.org/OT/deboard/5261.html