Clearstream fait son cabot

Publié le par Bobby

La lune était déjà haute dans le ciel d'été, elle irradiait une douce lumière bleuté et son miroitement dans les flaques d'eau était si magique que l'on se serait cru dans un poème de paul Fort. Europécologie fulminait, ces enfoirés du bureau central d'EEV venaient de lui demander d'arrêter sa mission. Sept ans d'infiltration au coeur de la section jaurès pour des gades  ! Cerise sur le gâteux comme disait le poulpe , cet enfoiré de sherpa s'en sortait encore sans une égratignure, pas même une estafilade profonde et infectée qui suinterait la gangrène comme un deuxième groupe parlementaire. C'était juste impossible  ! L'opinion publique devait savoir  ! Le citoyen devait avoir toutes les cartes en main pour exercer son devoir civique  ! La démocratie méritait mieux que tout ce marivaudage à la bonne franquette !
 
Sherpa ne pouvait pas encore passer entre les gouttes grâce à sa souplesse légendaire et à son cul bordé de nouilles à l'instar de ces  ritals graveleux, pérorant place d'espagne, comme ils savent si bien le faire  (pérorer, insulter les soeurs des ballons d'or et bouffer des pâtes). Depuis le rainbow warrior, sherpa devait payer, au même titre que l'Allemagne de 14-18, les pigs de 2012 et les 100 familles de France vivant à bruxelles pour les frites,  tintin et le climat clément. La note serait plus salée que feu la mer morte et europécologie serait celui qui lui amenerait la cuenta. C'était une affaire entre lui et sherpa, une dette d'honneur qui dépassait le simple tripatouillage politique. Evidemment, afin de solder ses comptes, il avait dû résilier son contrat chez les verts tel aubameyang cèdant aux sirènes quataris et quitter le commandement du groupe waechter avec pertes et fracas ; nico et josé ayant préférés la jouer comme beckham en s'expatriant aux states, histoire de relire thoreau avec un ballon, ce qui était, somme toute, beaucoup plus efficace et motivant, footballistiquement parlant.
Libre de toutes contraintes, Europécologie pouvait en finir avec sherpa, cette fiotte gauchiste. Au cours de ces nombreuses années de "va chercher le bâton " en "va chercher la baballe ", il avait amassé un nombre de documents compromettants au sujet de sherpa et de ses magouilles aussi catholiques qu'un reverend irlandais membre de l'IRA qui se mettrait au tricot. Ainsi à force de persévérance et d'abnégation, Europécologie était à deux doigts de tout rendre public en participant à une émission politique sur M6, la petite chaîne qui démonte l'audimat de la cougard de cinquante ans.
 
L'honneur de sherpa allait partir en eau de boudin dans les égouts de la honte et dans la culture du chien vindicatif, vivre sans honneur était pire que la mort bien que moins douloureux. Le problème était que tout avait été compromis par ce foutu foie de jaurès et la rumeur d'une victoire imminente de la gauche était surement la cause de la décision du bureau glocalisé des verts de stopper nette sa mission, d'étouffer dans l'oeuf ses espoirs et ses rêves avec l'oreiller de la soif de pouvoir. Une victoire de la gauche signifiait, de fait, une alliance possible genre majorité plurielle. On revoyait poindre au coin du bois, les petits arrangements entre amis et les protocoles de kyoto qui fleurent bon le pq dans des ministères de l'environnement transformés en lupanars productivistes. Un autre monde était possible mais il avait la gueule de jospin, le cul de martinobry et bandait mou. Bref, le PS, même avec flamby et sa clique de vieux pachidermes édentés, redevenait sexy en diable et par extension, son bras armé, la section jaurès accèdait au statut d'intouchable de la république. Europécologie ne pouvait plus piétiner l'honneur de sherpa comme un vieux paillasson crasseux, pire même, le sage de rolleville allait prendre du gallon, et peut être même récupérer le commandement de la DGSE ou des cuisines de l'Elysée. Europécologie en avait la nausée comme le bigleux débarquant à bouville, cependant il avait aussi, entre deux spasmes, un plan B et un être à anéantir.
 
Les mecs de droite qui tombaient comme des mouches lui avaient susurrés à l'oreille une idée douce comme le miel et tordue comme la bite à dudule. En effet, la police avait besoin d'un coupable et la France d'un bouc émissaire et du retour de la croissance, sherpa ressemblait pas mal à un vieux mouton normand, trop radin pour se tondre tout seul et trop rusé pour finir en méchoui. Son plan était clair comme une bière bio, il lui suffisait de zigouiller le tsar cosy et de faire porter le chapeau à sherpa. Un beau haut de forme bien voyant, qui clignote et fait pouet pouet.  Le tour serait joué, la messe dîte et la vengeance consommée en gaspaccio frappé.
Europécologie gravit l'échelle de secours, enjamba le parapet et se retrouva sur le toit d'un immeuble bourgeois genre louis XV. Le toit donnait directement sur la salle à l'intérieure de laquelle, se réunissait le gratin de l'UMP, dans une effervescence qu'un cachet d'aspirine aurait tué pour provoquer. Le chien se gratta l'oreille avec sa patte gauche, puis sortit de son sac une sarbacane à visée laser à vision nocturne intégrée, lecteur bluetooth et application 3 G en veux-tu en voilà, bref c'était pas de la merde son bazard au clébard  !
Il sortit aussi un sac plastique contenant les restes d'un ancien repas de sherpa encore plein de ses empreintes et de sa salive. Il ajouta aussi tout un tas de rognures d'ongles de pieds récupérés au péril de sa santé mentale et quelques vieilles mèches de cheveux que sherpa gardait dans une enveloppe craft. La police scientifique n'aurait aucun doute sur l'identité du meurtrier, d'autant plus qu'il déposa aussi la carte d'identité du chef de la section jaurès ... La souricière était tendue comme une boule de feu en équilibre sur la chambranle d'une porte, Europécologie se lècha les couilles comme pour se détendre dans un rituel canin douteux puis mis la sarbacane dans sa gueule, ferma un oeil, retint sa respiration et mis le front du tsar cosy dans sa ligne de mire. Le tir était tendu et la flèchette explosive se logea en plein dans l'os frontale du tsar, qui bascula au ralenti comme dans un film à gros budget mais au scénario famélique.
Europécologie n'attendit pas la chute car il connaissait déjà la fin de l'histoire tel un fukuyama du storytelling. De plus, il savait que ces pourris de la faction tino rossi ne devaient pas être loin. Les meurtres précédents les avaient mis sur les dents et pastaga avait la gencive dure comme son coeur de granit rose. Prestement, le chien glissa au bas du bâtiment, ivre de joie à l'idée de tenir, enfin sa vengeance. Il courut à travers la nuit, les néons blafards se reflètant sur son pelage mouillé, sa truffe humide inspirait l'air de la victoire qui avait un parfum de croquettes au boeuf, la vie était presque belle comme un os à moelle qu'on ramasse à la pelle. Au bout d'un quart d'heure de course éperdue mais calculée,  il s'engouffra dans une berline noire de marque allemande et à forte valeur ajoutée, le genre de valeur qui pèse lourd sur une balance du commerce extérieur comme un popotin de chancelière sur les genoux d'un survivant d'Auschwitz. Il s'engouffra à l'avant de la caisse et se cala dans les sièges en cuir qui sentaient l'animal mort qui ne fera plus meuh. Hors d'haleine, il intima au chauffeur l'ordre de démarrer, schneller, schneller   ! Le chauffeur saisit le volant, passa la première et enfonça la pédale de l'accélérateur à la manière de ryan gosling dans drive. La bagnole démarra en trombe.
"On rentre chez nous ", lâcha tout sourire, Europécologie à un Tatayoyo concentré.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article