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comment je vois le monde

Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 21:16

 

 

 

 

Chirac trembla légèrement, frêle feuille fragile fuyant dans le vent automnal, ffffff. L'ours avait parlé. C'était pas un gros ours, c'était pas une grosse voix, il avait pas dit des gros mots, mais Jacques avait du mal à déglutir, comme s'il essayait de gober un œuf avec le poussin dedans. La scène se passait chez Sherpa et de commentaire.

 

 

« - Hum...» qu'il balbutia, l'ex-président .

«- Bon. La petite et moi, on vient du futur », dit l'ours en désignant la grande Maddy. « On est là parce que c'est le bordel, dans le futur. C'est pas pour critiquer, mais, par exemple, si je tenais le cochon qui a fait reprendre les essais nucléaires à Mururoa en 1995, je lui collerais mes empreintes digitales dans le groin ! »

Chirac s'étrangla et desserra sa cravate à pois, qui lui parut soudain lourde comme une cravate à poids, du coup.

«- Les girafes qui font 1,50m, c'est un peu ridicule, mais c'est pas grave. Elles bouffent de la salade et puis c'est tout. Par contre, le loup de 1,50 m qui cavale après le lapin de 1,50 m, c'est pas sain. On n'y retrouve pas ses petits. Il y a des confusions, des lapins qui bouffent des loups, rapport à leur taille.

- Comment qu'on règle ce genre de conneries, nous ? » questionna Serginette, qui voyait bien qu'il fallait déblayer le terrain pour que son Sherpa de mari y retrouve sa clé de 12 en rentrant.

- Il faut juste trouver une partenaire sexuelle au Mak », qu'il dit, l'ours. « Qu'il engrosse pas toute la création, à la fin, merde. Parce que là c'est plus possible. Quand t'es dans la nature peinard et que t'as un Jack Russel de 1,50m qui te saute à la gorge, ça me donne envie de voter Chasse, pêche, nature et saucisson.

- Faut JUSTE trouver une partenaire sexuelle pour le Mak ? Tu rigoles ou quoi ? T'as pas plus simple comme mission ? Genre aller sur Jupiter en jupe, aller sur Mars en marcel, …

- On a compris, Nathalie. C'est bon. ». Serginette avait de la ressource et de l'autorité. « J'ai peut-être une idée. Je me charge de dégoter une Makette, une fille qui aurait pas froid aux yeux et qui aurait pas froid au cul non plus. Ça règle les problèmes du futur ?

- Pour moi, c'est bon. » hulula l'ours.

- Politiquement parlant, à un niveau humain, il y a peut-être d'autres soucis. Maddy me l'a dit en venant, mais elle se rappelle pas bien les détails. Tu as dit que Bobby était devenu dictateur, dans le futur, hein ? » posa Nathalie d'un point de vue interrogatif.

- Dictateur, oui. Ou éditeur, je sais plus bien. Ou chiropracteur, ou gladiateur. »

 

 

 

 

 

 

 

Comme la vie est bien faite, c'est sur ses entrefaites que l'avion de Sherpa, Manu et Raymondo Menech se posa, parallèlement à la question de Nathalie. Tout le monde était bien content de se retrouver, personne ne fit trop attention à la 3ème jambe de Manu. On exposa la situation avec une clarté qui n'était pas sans rappeler une nuit sans lune passée au fond d'une grotte profonde. Sherpa s'en foutait, c'était une sorte de spéléologue de la politique. Sa lampe frontale, il l'avait dans le dedans de sa tête. Il hocha la tête plusieurs fois, bava un peu et tint ce discours :

« - La cellule Jaurès est en danger. Le socialisme est en danger. Faut remettre Villepin en selle, dézinguer la concurrence et faire griller des saucisses.»

 

 

 

 

 

 

Une fois les saucisses remises à leur place, Sherpa reprit :

« - On a trop essayé de comprendre pourquoi ce qui s'est passé s'est passé. C'était une tactique de merde, maintenant on se bouge le cul et et là on va décider de ce qui va se passer ! » rugit Sherpa.

- La meilleure tactique, c'est que, dans l'équipe, chaque lion ait son cancer !» fit remarquer Raymondo, qui s'y connaissait plus en astrologie qu'en foot.

- Moi, je suis pas pour qu'on inocule des saloperies au roi des animaux ! » dit Manu, qui s'y connaissait plus en foot qu'en astrologie.

Nathalie : « Faut voir à pas s'éparpiller les neurones, alors moi je me concentre sur un truc à la fois. Je travaille le dossier PS 2012, et puis je fais pas 50 000 trucs à côté. Me demandez pas de comprendre pourquoi Dieu ceci, Jésus cela, le diable pouet-pouet et tout le bazar..

- Il faut que le candidat du PS soit nul, minable, creux comme un arbre mort, mort comme un arbre creux ! Il nous faut un gros naze, un sous-Jospin, un demi-Rocard. Un qui soit sûr de perdre contre notre Dominique. Nath, tu te démerdes pour qu'au PS, celui qui se présente, ce soit le pire.

- Je les laisse se débrouiller ou j'interviens ?

- Il faut que le candidat du PS pour 2012 soit du bois dans lequel on pourra tailler le cercueil des ambitions des éléphants du parti. Un gros cercueil, pour enterrer plein d' éléphants.

- Je vais vérifier la fragilité de l'arbre socialiste qui cachera la forêt de nos ambitions. Je vais prendre Martine Aubry entre 4 yeux et on va éclaircir le tableau à coups de monochrome blanc sur fond blanc.

- Tu penses pas que ce serait mieux de voir Hollande ?

- Sur Aubry, j'ai un dossier de 800 pages. J'ai de quoi la faire chanter, elle pourrait bosser à l'Opéra Garnier ! Je veux voir ce qu'elle a dans le ventre.

- Vous voulez mon opinel ? », demanda poliment Jacques Chirac, toujours prêt à rendre sévices.

« - Et sur Hollande, t'as quoi ?

- Ce mec, il est lisse comme une vis patinée, peut-être même qu'il est honnête, je vois pas par quel bout le prendre, j'ai rien sur lui.» soupirit Nathalie.

« - Il suffit de demander, ma petite dame » dit Chirac en se pourléchant les babines comme s'il avait les babines en Nutella et la langue en pain d'épice et une furieuse envie de se taper une tartine de pain d'épice au Nutella et un ex-premier secrétaire du PS. Il plongea sa main dans sa poche.

 

 

 

 

 

 

 

« - Le candidat du PS, ça doit être une bille ! Le dynamisme de Hollande, l'élégance de Aubry, la sagesse de Royal, la vie sexuelle de DSK, la loyauté de Jack Lang, tout quoi !

- Je vois le genre. Mais ce serait pas plus simple que notre Dominique de Villepin soit le candidat de la gauche, vu que c'est le seul qui soit à base de Jaurès ? » demanda Nathalie, moins forte en politique interne du PS que Sherpa en bricolage.

- Trop simple. Aucune chance que ça marche.

- Oui, vous allez infiltrer le PS et vous vous démerdez pour que l'heureux élu des primaires, ce soit une quiche ! » insista Sherpa, qui ne se rappelait plus qu'il se répétait lourdement.

- Lorraine, la quiche ? » hasarda Manu.

- Faudrait qu'il soit sapé comme Manu ! En fait, ….». Sherpa sourit. « L'idéal, ce serait que le candidat socialiste, ce soit Manu !!!!!»

 

 

 

Par grand guide suprème dit Prof - Publié dans : comment je vois le monde
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 21:41

               

 

                          Le lecteur attentif, s’il existe, aura remarqué qu’on avait laissé le commandant Cousteau dans l’utérus de Seb-mère qu’on avait prélevé à Nathalie, qui l’avait elle-même récupérée sur Rosa Luxembourg, qui l’avait hérité de Dame Nature. Le lecteur pas attentif, s’il n’est pas scotché devant la télé, se demandera quant à lui qu’est ce que c’est que ce bordel, et nul ne lui en tiendra  rigueur.

 

           Sortant de l’inconscience comme Mandanda sort de ses buts, Nathalie nous a demandé à brûle pourpoint ce qu’on foutait là. On lui a expliqué qu’on attendait de voir ce que le Commandant Cousteau allait trouver dans la tête de Seb, sachant que l’utérus qu’on lui avait greffé dessinait une flèche vers le dedans. Elle nous regarda d’un air effondré comme un château de cartes espagnol un jour de grand vent suisse. Elle nous contempla de haut, malgré sa petite taille. « C’est complètement con. C’est un anachronisme grossier. Cet utérus a été partiellement rasé un soir où Manu devait se déguiser en Hitler. C’est tout, il n’y a pas de signal. C’est comme si Vercingétorix avait attendu Grouchy à Alésia ! »

          On a tous regardé nos pompes comme si on attendait qu’il en coule de l’essence, ou au moins du sens (du sens plomb bien sûr). Ca nous brûlait drôlement le pourpoint, alors on a réveillé Seb mère à coups de seau d’eau dans la gueule, pour rafraîchir les pourpoints qui fumaient. Puis on est parti, dérouté comme un Ribéry qui joue n°10, voir le concert de Rougi Vacances qui n’en finissait pas de ne pas commencer. Dans le lointain nous parvinrent les premières notes de  son tube sur les relations entre dopage et calvitie dans le monde du vélo, qui commençaient par ses mots « Quand tes cheveux pédalent, sous un soleil d’été ».

 

 

Nous, on a filé à la buvette. Direct. On commande des bières, genre Napoléon commandant ses troupes à Austerlitz, à une jeune serveuse roulée comme un galet dieppois. Et puis voilà ti pas que qui c’est qui vient nous déposer nos bières ? Sergio en personne, le Sergio qui a les biceps taillés dans son enclume, les doigts musclés comme les mollets de Usain Bolt. Le mec qui nous avait fait venir en enfer. Il avait son sourire en coin, genre « Estelle veux-tu m’épouser ? »

 

« -Vous préférez des cacahuètes ou des billets express pour l’Afrique du sud ? demanda-t-il.

- Les 2, c’est possible ? répondit Seb mère.

- Ou alors juste des cacahuètes, précisa Seb père.

- En fait, la question est purement rhétorique.. » dit Sergio d’un ton ferme comme une entreprise agricole.

- Moi, tant que j’ai des cacahuètes ! » répliqua Seb comme une secousse de tremblement de terre.

- Non, en fait vous êtes en route pour l’Afrique du sud. Ici, c’est le hall d’embarquement. Fly by Sergio Airlines. 

- On peut quand même siroter un petit truc en assistant au concert paisiblement ?

- Non. On vous attend. L’histoire a besoin de vous.

- L’histoire avec un grand H ?

- Ce serait plutôt l’histoire avec une grande hache, vu le nombre de macchabées qu’il y a. Tout ce que je peux vous dire, c’est que Sherpa et Manu sont déjà en route. Attachez vos ceintures. »

                     Les chaises sur lesquelles nos jeunes héros étaient assis se mirent à vrombir et le décollage fut imminent. On entendit juste la voix de Seb-père qui disait «Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! ».

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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 22:22


 

           Sur l’ordinateur de Georges, une icône bizarre se mit à faire des appels de phare, comme Emmanuelle dans son court métrage classé arts et essais « Emmanuelle fait des Yves Klein d’œil au grand Stroumph », où elle apparaît maquillée en bleu. Cette icône, c’était deux aiguilles, une petite une grande, plantées dans une  botte de foin. Georges soupira, frissonna et se pencha sur la question comme la tour de Pise sur son ombre.

         C’était pas simple d’être le maître du temps, c’était pas simple d’être l’ex-mari de Mamie Jacqueline, c’était pas simple de faire pousser des carottes en enfer, c’était pas simple de faire tout ça en étant un lapin en plus. Les deux aiguilles qui se fourrent dans la motte de foin, comme icône, ça correspondait à « Alerte rouge » chez Météo France, ou 9.2 sur l’échelle de Richter, ou « Grenouille noyée » sur l’échelle des crues toulousaines. Ca puait les heures sup.

       Georges re-soupira, comme si l’icône allait s’envoler… Le bon côté des choses, c’était que grâce à la dématérialisation, depuis l’ordinateur, y avait eu des progrès : avant, il y avait une vraie meule de foin et deux véritables aiguilles qui venaient se planter dans son bureau, c’était tout un bordel à nettoyer. Il jeta un œil sur la caméra de vidéosurveillance qui montrait ce qui se passait dans la salle de l’horloge parlante. Georges vit que Julien Dray avait trouvé un drôle de moyen de tuer le temps… Et il remarqua un petit gars inconnu, tout endormi. Il ignorait que c’était Seb, qu’il voulait tuer pour que ça fasse les pieds à Jacqueline la grosse coquine. Il re-re-soupira, comme s’il pouvait cracher la solution du fond de ses poumons.

 Il ouvrit le manuel Lemoine des incidents spatio temporels (le type qui avait écrit ça s’appelait Lemoine, c’était comme ça.  C’était un ouzbek, la traduction était d’ailleurs pourrie).

« - Bon, alors je fais quoi maintenant ? » se demanda-t-il à voix haute comme la marée quand le bateau doit sortir du port. Il lut :

 

 « Ne pas panique.

Un problème, chacun sa solution.

Si icône botte de paille piquée par les 2 aiguilles, pas souci. Dis toi que si botte paille dans ton œil, champ de paille dans œil de ton voisin.

Pas grave. On va trouver solution au problème comme chaussure à ton pied.

En cas de panne, toujours  veiller à débrancher la pareil. Ne pas sciez la branche sur laquelle vous êtes branché.

Mieux c’est reconfigurer le univers avec notre logiciel Nuageux. Bon logiciel jolies couleurs. Composez le 0800 452 125, pas cher la minute. Pour une résolution prioritaire, tapez 1. Pour une résolution assez rapide, tapez 2. Pour une résolution lente et inefficace, tapez Seb le Mak.

Ensuite, à partir de votre identifiant attribué par courrier le 14 novembre 1542, enclencher la rotation inversée des hélices au pays des merveilles.

Effet indésirable (de lapin) : maux de tête, apocalypse, somnolences, bug de l’an 2000. »

 

Ainsi fit-il. Le passé retourna dans le passé, le futur dans le futur. Georges se frotta les mains comme un italien quand il sait qu’il aura de l’amour et du vin et des spaghettis et 7 défenseurs dans son équipe nationale.

 

                   Seb se réveilla en sursaut dans la salle de l’horloge parlante et sentit qu’on le liposuçait de l’intérieur. Puis il se reréveilla en Enfer, à environ un mètre de son autre Moi qui était resté ligoté à l’arbre. Ca faisait deux fois qu’il se réveillait en trente secondes, il aimait pas trop ça.  Il profita que son pote ukrainien ait le dos tourné pour lui mettre un bon coup de poing derrière la nuque. Il s’adressa à lui-même, en frissonnant parce qu’il se trouvait très excitant.


« - Salut, mon joli !

- Salop, mon Julot !

- Tu me reconnais ?

- Ben oui. Encore que... T’es moi ?

- C’est pas simple. Je viens du passé.

- Moi, j’ai failli y passer !

- Hum…

- Bon, je t’explique. J’ai été dans le passé et j’ai vu Mamie Jacqueline. Elle m’a expliqué qu’on avait provoqué un bug spatio temporel et qu’on pouvait réintégrer notre corps à une condition. Qu’on se fasse l’amour en n’ayant aucune pensée impure à l’esprit, sinon...

- Sinon quoi ?

- Sinon on reste 2, et en plus on va donner naissance à 70 autres nous-mêmes.  

- Je ne vois pas comment me faire l’amour sans pensée impure…

- Putain mais c’est ce qu’on veut ! On se baise comme des lapins et on se fait 70 clones, tranquilou ! Et là on prend le pouvoir ici ! On vire Jésus et on prend Dieu comme ministre de l’identité nationale et on règne ! En plus, on a reçu le renfort de l’ange Gabriel.

- Ah ouais !! Pas mal ! Tu sais que tu es vraiment très malin, toi, avec tes petits yeux tout doux et ton petit cul tout ferme qu’on dirait la selle d’un vélo dont on ne voudrait pas descendre !

- Ouh !!! Chaud chaud chaud lapin, va !!!

- C’est à toi, ce slip rouge si sexy qui s’enlève sans souci ?

- Oui, serre moi comme ça, susurre moi des slogans du PS sous les aisselles !

- Est-ce que tu sens mon saucisson surprise qui s’insinue ?

- Oh oui oh oui oh oui ! » hurla Seb alors que la pudeur jetait sur la suite de cet épisode un voile épais comme une burqamisole de force.

 

 

« -Ah, on est bien, là, moi et moi…

- Et comment ça se passe, pour la livraison de nos 70 clones ?

- Ah.. Il n’y a pas de livraison, on fait ça nous-mêmes, au naturel.

- En argile,  comme Dieu ?

- Non non, comme Marie, en fait. Tu vas accoucher dans la douleur.

- Tu rigoles ?

- Ben non. On va avoir 70 clones, on peut pas en plus demander qu’ils nous soient livrés…

- Et alors comment ça se passe, pratiquement ?

- Ben, là, tu as 70 petits Sebs qui grouillent dans ton corps. T’as vu Alien ?

- ????

- Ben tu as avoir droit à une projection personnelle de Alien, genre 3 D.

- Quoi ?

 - Mais j’ai une solution !!

- Ah ! Une mère porteuse ?

- Euh non… Bobby et Prof connaissent des gens qui connaissent des gens qui peuvent nous trouver des morceaux de corps humains en bon état.

- Et ?

- Et on pourrait te greffer un utérus…

- Je vais te greffer ma main dans la gueule, oui !

- C’est toi qui vois, soit on te greffe un utérus, soit tu vas te faire perforer de l’intérieur par tes propres enfants…

- Putain, un utérus ! J’espère qu’avec, après,  je pourrais me faire des infusions !

- Faut voir le bon côté des choses.

- Et je vais me le mettre où, mon utérus ?

- Ben, derrière le crâne, ça me parait bien.

- Je vais te greffer Clochette dans la musette, moi !

- Tu veux l’avoir devant la tête ?

- Ca me ferait un joli sourire…

- Au pire, t’auras mal à la tête une fois par mois. Sergio pourrait s’occuper de l’opération, le bricolage c’est son dada !  »

 

                    Un des Sebs, celui qui allait accoucher - qu’on appellera « Seb-mère » pour simplifier-  se dit alors dans son coin et dans sa tête :

 « Il m’a bien eu, l’autre salop, avec ces 70 enfants qu’il m’a faits dans le dos. Mais j’ai pas dit mon dernier mot. Je peux peut-être m’autoféconder, vu que j’ai tout ce qu’y faut sur moi ! Et alors là, je fais le putsch, et je prends le pouvoir seul, avec mes vrais enfants dans ma garde personnelle. Et l’autre, il va se retrouver dans la peau d’Abel qu’a un problème, avec deux trous au côté droit ! » Les Sebs ne savaient plus trop où ils en étaient, comme Emmanuelle dans « In bed with Lasky Zofrénie ».

                        Nath arriva sur ses entrefaites et sûre de son fait. Elle prit Seb-mère pour l’unique Seb et par le bras, vu qu’elle ignorait que les Sebs étaient 2 à présents, et fâchés en plus. Nath avait retrouvé Seb en moins de temps qu’il n’en faut à Manu pour se manger 12 crêpes aux cèpes. Elle était très inquiète, on lui avait enlevé son homme et elle savait qu’il craquerait vite si on le torturait en refusant de l’alimenter toutes les 45 minutes. Et si Manu craquait, c’était la merde. Il allait tout balancer, sauf ce qu’il n’avait pas trop compris. Finalement, c’était peut-être pas si grave que ça…. relativisa-t-elle.  

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 21:52

      

                              

                Les gens qui passèrent à ce moment là devant la statue de Jeanne d’Arc eurent la surprise de voir  Seb en train de lui rouler des pelles.

                 Hissé sur la pointe des pieds, Seb bécotait la statue, une main posée sur sa fesse de bronze, ferme comme là où avait grandi Mamie Jacqueline avec son papa paysan. Seb avait entendu Mamie Jacqueline lui causer par les lèvres de Jeanne. Puis la statue s’était tue, le silence s’était répandu dans l’air comme une couche de confiture de néant sur la tartine du monde.  Il avait imploré Mamie Jacqueline, il avait même imploré toutes les larmes de son corps,  il avait baisé les pieds de la statue pour qu’elle lui indique le chemin pour regagner son présent, en enfer, enchaîné à un chêne, rudoyé par un ukrainien. Les voies du Seigneur étaient impénétrables, contrairement à Mamie Jacqueline. Mais là, la statue était redevenue muette comme une carpe corse morte.

               Jacqueline avait dit que Sergio devait l’aider. Mais comment retrouver le patron du bistrot « Au roi du béton », alors qu’à l’époque où Seb était revenu, vers 1991, ce bistrot n’existait pas, et qu’à la place se dressait l’ambassade du Brésil ? Il avait un temps imaginé Sergio en ambassadeur auriverde, mais son accent cauchois prononcé rendait cette hypothèse improbable, comme l’interprétation d’Emmanuelle dans « Emmanuelle Kant, philosofille facile ».

 

 

                      Seb alla et grand. Il se rendit, alors qu’il n’était cerné que par la peur, vers l’ambassade. S’il trouvait Sergio, ça s’appellerait « Embrassades à l’ambassade ». Sinon, « Embarras à l’ambassade ». La version anglaise, ce serait « Sad lambada ». Une petite fille s’approcha alors de Seb et lui parla d’une voix très grave, qu’on aurait dit qu’elle venait de très très loin. Une voix qui aurait beaucoup fumé, même les cheveux du cow-boy de Malboro, même la crinière de son cheval.

« - Seb ? » demanda-t-elle.

« - Euh.. Oui. » Elle doit muer, pensa-t-il. Son regard était étrangement fixe, et ses lèvres et ses paroles ne dansaient pas la même salsa.

« - Seb le mak ? 

- Ben oui. » Elle doit avoir un chat dans la gorge et aussi une angine, c’était pas possible autrement.

- Tu viens du futur et t’es coincé là comme une pâquerette sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute ? » Même si elle avait avalé tous les Aristochats, c’était pas possible qu’une gamine cause comme ça.

« - Euh, dis moi, petite, tu serais pas habitée par le diable ou Arno ?

- Non non, Seb, t’inquiète pas, .. C’est Georges qui te parle. » Tout s’explique, se dit Seb, qui n’avait jamais vu de transsexuel de 7 ans  et qui la/le regardait désormais avec intérêt et des yeux qui brillaient. « Je suis un … un ami de Jacqueline. Je vais t’aider ! »

- Oh ben ça tombe bien, les amis de Georges sont mes copines !

- Là, je te parle par la bouche de cette petite fille, mais en fait je suis dans le futur et j’ai pour mission de t’y ramener, ok ?

- Moi, tant que j’ai pas à me lever à 8h00 et à aller bosser, tout me va, surtout si c’est pas fatigant et qu’il y a moyen de trafiquer des êtres humains !

- Super : voilà ce que tu dois faire :… ».

Georges avait bien tout relu « Le grand manuel des incidents spatiotemporels : situations, solutions et saucissons. » et il avait trouvé une façon de se débarrasser de Seb. Qui tomba dans le panneau comme une cacahouète dans le gosier de Sherpa. C’était pas le loup qui se pointe dans la bergerie, c’était le pot de miel qui allait se ranger tout seul sur l’étagère de l’ours.

 

                  

                    La petite salle n’avait qu’une porte, par laquelle Seb entra, comme on entre dans un moulin qui n’a qu’une porte. Porte qui se referma brusquement dans son dos qui frissonna dans un claquement qui évoquait le chant de la guillotine fendant l’air. Assis face à un micro, sur une vieille chaise fatiguée, un vieil homme s’avachissait. La pièce était petite, sans fenêtre, genre le bureau consacré à l’écologie au siège du PS. Les murs recouverts de pendules, et la table couverte de montres. Le vieil homme murmura dans le micro: « Au 3ème shglong, il sera précisément 17h42. » Puis il frappa un gong avec le bout pointu d’une flèche, 3 fois. Seb reconnut la flèche du temps, avec laquelle on se repère : là où il y a les plumes, c’est le passé, là où il y a le bout qui pique c’est le futur, et puis le bout de bois c’est le présent.  Il reprit : « Il est 17h42. » Il leva les yeux sur Seb.  De face, le vieil homme ressemblait à Julien Dray.

« - Assieds toi, petit. Il est 17h42 et 20 secondes. »

Seb se dit qu’il devait être en retard, pour que le vieux lui rappelle l’heure comme ça. Il allait s’excuser quand le vieux expliqua : 

« - Je suis l’horloge parlante. Dans 3 shglongs, il sera 17h42 et 40 secondes. Je suis esclave de Georges, le  lapin maître du temps. Shglong shglong shglong. 17h42 et 40 secondes. Je ne peux pas arrêter le cours du temps, sinon gross malheur.

- Oui, je comprends », mentit Seb.

« - Heureusement que tu es arrivé, j’en avais plein le dos. Ton texte est là, prends ma place. » dit-il en montrant les montres et les pendules. Puis il leva au dessus de sa tête la flèche avec laquelle il sonnait les shglong et se la planta dans le cœur, ou pas loin. Seb paniqua un peu.

        

 

               Il fit un peu de bouche à bouche au mort, au cas où. Quelques pensées nécrophiles lui traversèrent l’esprit, qu’il avait mal tourné. Puis il se tourna vers le micro : « Oh ! Les gars ! C’est Seb ! Je suis tombé dans un traquenard ! Bobby ! Déborah ! Mamie Jacqueline ! Sherpa ! Prof !!! Béré ! Help ! » Puis il s’évanouit, alors que c’était pas du tout le moment.

 Alors se produisit A-001. B-52 s’était produit quand Seb avait été renvoyé dans le passé suite à une fausse queue spatio-temporelle. Là, c’était A-001. Le triple nœud dans le lacet de la chaussure du temps qui passe. Plus personne n’égrenait les secondes, le vol du temps était suspendu, genre pas le droit de survoler l’espace aérien à cause d’un gros nuage islandais. Le passé et le présent furent soudainement réunis. Les morts ressuscitèrent. Le Styx se vida dans un gros glouglou et les enfers et le paradis et le purgatoire et la Terre ne firent plus qu’un. Qu’un gros bordel. 

 

 

 

 

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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 19:12

 

 

 

               Rougy Vacances sortit de son lit avec une gueule de bois digne de Pinocchio. En passant la main dans sa barbe, il se mit même une écharde dans le doigt. Il alluma la téloche d’un geste mou. Il se retrouva en face de lui-même en train de faire de la pub pour des lunettes. Chez les stars, la télé fait aussi miroir. Il avait la dalle. Sur la table du petit déj, y avait tout ce qu’il faut pour bien démarrer la journée : un bol de Tranxène, des tartines d’amphétamines, de la confiture de coke, du foie de cycliste et une perf de sang de yack. Chez Rougy Vacances, l’ami Ricoré portait une blouse blanche.

 Rougy était crevé, il était enroué, il avait dans la gorge un chat qu’aurait bouffé un tigre à dents de sabre. La discussion de la veille avec Dorothée lui était restée à travers de la gorge comme une tranche de saucisson surprise. Il se souvenait vaguement qu’elle était au courant de son hobby de tueur de stars en série. Et qu’il fallait qu’il aille chercher un lapin en enfer. Dans sa tête, c’était le boxon, style l’organisation de l’équipe de France de foot sur corner.

 

 

La télé faisait son vague bruit de lave-vaisselle asthmatique quand tout à coup Rougy entendit : « Jean Ferrat est mort ». Puis passa une version de « Potemkine » enregistré à Cuba, avec Maurice Thorez aux percussions et Robert U.R.S.S. à l’accordéon. Pareil à la radio, où passait «Que serais-je sans toi ? », qui avait été la bande originale d’un grand succès d’Emmanuelle, « Parle à mon cul, ma tête est malade.»  Sur les autres stations, entre deux pubs, des chansons gauchisantes qui appelaient le peuple à prendre les armes et un enfant par la main ! Rougy fredonna « Aimer à perdre la maison », une jolie balade pour les amoureux qui avaient alzheimer.

Ferrat qui meurt le jour des régionales ! Rougy se prit la tête à deux mains, parce que avec un coup comme ça les cocos allaient se mobiliser, le front de gauche redresser la tête et faire 25 %. Si son pote Sarko perdait les élections, Rougy pouvait faire une croix sur son grand projet d’emménager au Panthéon de son vivant. La coco, oui, les cocos, non ! Il se demanda si ça pouvait pas être lui qui aurait dézingué Jean Ferrat hier soir, dans le feu de l’action, après le concert et la causette avec Dorothée. Apparemment non, décida-t-il, honnête avec  lui même comme une feuille d’impôt de Florent-pris-la-main-dans-le-Pagny.

 

 

Il fallait faire quelque chose pour mobiliser la majorité. Il feuilleta son carnet d’adresses en quête d’une star -membre de l’UMP- à zigouiller. « Carlos, mourru, Salvador, mourru, …. Putain, y a plus de machabés dans ce carnet que dans « Emmanuelle, nécrophile facile », merde alors ! » Ces derniers temps, Rougy n’avait pas voulu perdre la main, ni la tête des ventes, alors il avait mis les bouchées doubles, si on peut dire, vu qu’il ne mangeait pas vraiment ses victimes. Surtout Carlos. « Bon, faut que j’aille refroidir Line Renaud ou Enrico Macias, alors...»  Une odeur de brûlé l’interrompit dans ses pensées, le grille pain peut-être.

Rougy se vautra devant la télé pour mieux réfléchir, dans une sorte d’oxymore. Réfléchir devant la télé, c’est comme boire une bière au fond de la mer. Devant ses yeux, une pub pour Duracell, avec le petit lapin qui court plus longtemps que les autres lapins parce qu’il a mangé les piles qui font du bien parce que le mercure c’est plein d’oligo-éléments. Puis Nesquick, qu’on en a une énorme envie à condition d’imaginer que les carottes c’est du chocolat et que le lapin c’est nous, faut quand même être complètement con, se dit Rougy. Ensuite une pub pour Playboy, qui aurait donné des pulsions zoophiles à Alain Dugrain-Dubourg, et enfin une bande annonce pour « Alice au pays des merveilles » (qu’Emmanuelle avait adapté dans « Raymond Domenech s’explique. »). Rougy sortit de sa torpeur comme le lapin de son terrier : ça faisait 4 lapins de suite qui passaient à l’écran comme des lettres à la poste, mais sans les grèves et avec les oreilles. C’était pas courant. C’était un signe. Ca rappela soudainement à Rougy que s’il ne voulait pas que Dorothée raconte toute son histoire et faire la une de « Voici » et « Détective magazine », il fallait qu’il se remue.

 


               Une solution se présenta à lui : le suicide. « Je meurs. Les radios et les télés passent mes tubes en boucle, le président se mouche dans la cravate du ministre de la culture en direct, sanglots, regrets éternels, on oublie Jean Ferrat, les électeurs votent UMP et j’arrive en enfer. Je récupère le lapin et puis je verrai bien comment faire pour repartir. » D’une pierre, deux coups.  « Avec un peu de bol, je reviens de l’enfer, on fait une tournée et un album dans la foulée, y a un fric fou à se faire ! Bon, le souci, c’est que je ne sais pas trop ce qui se passe une fois qu’on est mourru. Si j’arrive là-haut et que je ne me rappelle plus pourquoi je suis là, j’aurais l’air con comme une chanson de Michel Sardou ! Je vais me tatouer ma mission, comme dans Prison Break. »

Il réfléchit quelques instants et puis se dit : «  Je peux pas écrire juste « lapin » : si le lapin que je cherche sait lire, je serais vite repéré. Je peux mettre « rabbit » ? S’il est bilingue, je suis mal barré, comme le Manureva ! Je vais mettre « rat bite », ça me parait subtil, c’est codé comme une chanson de Bashung !  Il faut aussi que je mette à qui je dois rapporter le lapin, sinon ça sert à rien. Je peux pas mettre Dorothée, le lapin peut piger. Je pourrais traduire Dorothée en anglais : « Sleep at tea » ! Bon, je me tatoue tout ça vite fait sur le bras. Et puis je m’écris une petite lettre pour bien tout m’expliquer à mon retour :

« Cher moi-même, je t’écris ça au cas où que je te rappelle plus très bien qui on est quand je vais revenir de l’enfer. Je m’appelle Rougy Vacances et t’es une star. Je suis aussi tueur en série de stars de la chanson, mais anonyme. Je te fais de gros bisous, il y a du poulet dans le frigo, bien à toi,  signé Rougy »


            Il fallait qu’il meure proprement, pour son éventuel come-back, alors il ouvrit un bouquin de Cioran, et le suicide fut.

                                               

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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 23:12



                  Manu poussa la porte de la chambre du bouclier d’Arverne du bout du pied, comme si elle avait été ronde et en cuir, telle l’héroïne de « Emmanuelle a pris du poids et fait de la moto ». Nathalie et son fidèle compagnon découvrirent alors en même temps un lapin empalé, un cadavre en costume cravate, un Seb endormi et un pot de moutarde en verre.

 

« - Double suicide, à mon avis », décida Manu.

« - Putain, il est où, Bobby ? » s’énerva Nathalie en passant la pièce en revue comme Domenech scrutant l’avenir du foot français en regardant Auto Moto dans son canapé. « Je vais lui faire sa fête, je vais lui montrer de quel bois je me chauffe pas !

« - Il n’y a pas plus de Bobby ici que de scorpion au paradis, à mon avis.

- T’en pense quoi, toi ? Crime passionnel ?

- Fête de Pâques qui dégénère ? » hasarda Manu.

« - Ca pue le souffre, c’est bizarre…

- Quand je pense que chez Sherpa, on allait attaquer l’apéro et qu’il y avait plein de petites saucisses qui ressemblaient à Prof et à Seb !! » regretta Manu avec l’amertume d’une salade d’endives sans assaisonnement.

« - Ca, c’est Brice Hortefeux, enfin feu Hortefeux…. » dit Nathalie en retournant son cadavre raide comme un irlandais un samedi soir vers 23h00. «  Y avait 200 000 personnes qu’avaient une bonne raison de vouloir lui faire la peau, ça fait un max de suspects, autant chercher une anguille dans une grotte de loin.

- Et le pot de moutarde ? C’est un indice, une allusion au colonel Moutarde du Cluedo ?

- Putain de bordel de concentré de navet ! Comment on va exfiltrer tout ce beau monde sans se faire repérer ?

- On peut peut-être faire revenir le lapin avec la moutarde…

- Vu son état, le lapin, même si on lui fait du bouche-à-bouche, on le fera pas revenir… » regretta Nathalie.

- Non, mais je veux dire qu’on n’a qu’à cuisiner le lapin avec la moutarde et puis faire du boudin avec le notable… Et on les sort de là en se déguisant en serveurs ? »

 

Manu et Nathalie quittèrent la chambre pour chercher de quoi cuisiner tout ça, comme Mandanda sort sur les corners. Pour une fois qu’ils allaient cuisiner un suspect sans espoir de  lui faire avouer son crime ! Quand ils revinrent,  Nathalie remarqua sans tarder que le pot de moutarde avait disparu. Manu observa en maugréant qu’il y avait en plus un moustique. Manu aimait beaucoup jouer avec les moustiques à « Le premier de nous deux qui rira aura une tapette ! ». Il gagnait souvent. Plus souvent qu’au Trivial poursuit, en tous cas. 

«- C’est louche, ça sent le cramé avant même qu’on ait commencé à faire à bouffer… C’est quand même pas le moustique qui a bouffé toute la moutarde, il aurait au moins laissé le pot en verre. …

- Manu, on a 2 cadavres sur les bras, y’a Bobby qui pointe à l’amicale des disparus, alors on a peut-être mieux à faire que de chercher qui a bouffé la moutarde, bordel de gratin d’asperge ! »

Manu ouvrit leur guide des parfaits agents secrets à la page des recettes.

 

Tout à coup, des pas dans le corridor firent plus de bruit que les ronflements de Seb, que son corps y dort aussi. Manu et Nathalie, à l’air inquiet, allèrent se planquer dans le cagibi, comme c’était conseillé dans ces cas là par le KGB. Ils avaient presque fini, et, quand ils regagnèrent la chambre, aussi incertains que la France regagnant le Mondial, ils n’eurent pas le temps de remarquer que, soudainement, contre toutes les lois de la logique et de la physique, même quantique, Seb le Mak portait des moustaches.

 

 

Manu et Nathalie prirent enfin la poudre d’escampette. Dans la chambre où le calme était revenu, Bobby errait, hagard de l’Est. Il murmurait « mais comment c’est possible ? » Gérard, le Diable, lui apparut sur son écran digital intérieur et lui expliqua : « J’ai le pouvoir de te transformer en n’importe quel objet figurant entre la page 412 à la page 414 du dictionnaire Larousse. J’ai choisi Moutarde, Moustique, Moustaches… J’avais encore Moulin à vent ou Moule à gaufre ou Mouflon ou Mousquetaire…. Ou Moule ou Moussaka.

-Ca va, j’ai compris, tu vas pas me réciter le dico ! » Jean-Pierre Bacria Bobby.

- Eh, mon pote, tu vas te la jouer discret, parce que je t’ai sauvé la life, là, tu vois. Nathalie, quand tu lui aurais expliqué que tu avais  épousé la sœur du diable, à mon avis, elle t’aurait consolé à coups de 22 long rifle.

- Pas faux. Et Manu m’aurait bouffé le foie. Lui, à part manger…

- Alors tu me dois ..

- Une fière chandelle !

- Tes chandelles, tu te les fous au culte, vu ? Tu me dois plus que ça. Tu devais m’aider à aller au paradis. Bon.  Je vais être obligé de t’en demander un peu plus, je sais que t’as le bras long comme Pasqua et musclé comme Chabal. Il faut que tu m’aides à prendre le pouvoir au paradis, à prendre la place du big Boss. Je veux que tu butes Saint Pierre. Le reste, je m’en débrouille.

- C’est quoi, le reste ? Aller manger les petits fours dans les salons du paradis quand on accueille un notable ? Comment je vais faire ça, moi ?

- Eh ben t’es pas tout seul, t’emmène Blanche Neige avec toi, » ajouta le Diable en désignant Seb le mak qui dormait toujours, mais sans les moustaches qui lui allaient comme les bas résilles à une vache. « Tu sais que Saint Pierre, qui garde le paradis, il s’appelle comme ça vu que Jésus il a dit Pierre, tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirais une belle maison bleue qu’aura pas de clé ? » Bobby opina. « C’est le jeu de mots fondateur, le père des calembours. Ben, pour tuer Saint pierre, c’est pas dur, il y a qu’un moyen : il faut lui raconter le jeu de mots qui tue»

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 20:27

            Déambulant dans les couloirs du métro ,comme Pinocchio dans les entrailles de la baleine bleu ,je ne pouvais oublier l'éclat de colère dans les yeux de Nath .J'avais merdé .Je devais être plus carré sur le protocole de liaison de la cellule sinon un jour ou l'autre ,nous finirions tous comme les faux zombies communistes .La rame déboula dans son bruit de tronçonneuse enrayée et une marée humaine en chassa une autre aussi sûrement que la lune tourne autour de la terre en 28 jours. Le trajet fut bref et moite. Un quart d'heure plus tard, j'étais déjà en vue de la Taupe qui feuje ,notre point de rendez-vous. C'était un vieux rade pouilleux ,fréquenté par une poignée d'habitués et de dames un peu trop maquillées dont le mak était un peu la coqueluche. Cet endroit oublié de Paris était devenu au fil du temps un de nos lieux de rencontre privilégiée et le patron Sergio un ami sincère de la cause .D'ailleurs la présence, sous le bar, de son vieux fusil de chasse nous avait une fois ou deux sauvé la mise ...

J'avais à peine terminé ma cinquième bière lorsque la face de lune de Prof toqua à la porte du bar, il avait l'air soucieux.
_ Où sont tes zombies ? , lança-t-il à peine assis.
_ C'est une longue histoire, je t'expliquerais. Qu'a dit sherpa ?
_ C'est une longue histoire, je t'expliquerais. Où sont tes zombies ?
C'est alors que le mak arriva à son tour, moulé dans un cuir marron glacé et vint s'asseoir avec nous.
Prof reprit de plus belle :
_ Sherpa veut que j'aille à Haïti avec le mak
.

_ A Haïti ? Et pourquoi diable à Haïti ?

_ Les voix du sherpa sont impénétrables comme les défenses bourguignonnes à domiciles ...

_ Soit mais qu'allez vous branler à Haïti qui pourrait rendre le sourire à Béré par delà la mort ?

_ Je crois que cela à voir avec les zombies ...

Le mak commanda un grand lait fraise à Sergio et j'enchaînais :

_ Le souci c'est qu'en fait de Sacco et Venzetti c'était Seguin et Barre !
_ C'est quoi ce mic-mac, mec ? s'enquit le mak
_ On a réglé le problème avec les recycleurs mais il s'en est fallu d'un cheveu que Manu soit chauve !
_ La face du monde en aurait-elle été changée ?
_ hihihihihihihihi !! gloussa le mak

_ Comment allez-vous vous rendre en Haïti ?

Prof se gorgea d'orgueil comme un boeuf imitant le paon qui faisait la roue et expliqua :

_ Il y a peu le mak m'a refilé les pièces détachées d'une vieille fiat pourrie que la casse refusait de prendre. Comme tu sais, je suis plutôt doué de mes mains et en mécanique je touche ma bille ....

_ Tu tripotes Bernard Mabille, vieux pervers ? questionna le mak.
Je levais les yeux au ciel espérant un signe ou quelque chose qui foudroierait instantanément le mak ne laissant de lui que son petit blouson fashion et son slip rouge à l'allure douteuse ...
Prof poursuivit :
_ Grâce aux pièces en plus, j'ai bricolé la seicento pour en faire un véhicule amphibie. A l'arrière j'ai confectionné une couchette ,un coin cuisine et une douche .Dans l'aile droite, il y a un bowling mais il me manque les deux trisomiques pour qu'il soit écologiques ...
Impressionné ,je lui demandais :
_Combien de temps pour aller à Haïti ?
_ A peine 15 jours !
_ Ca risque de faire juste, les régionales sont bientôt si vous êtes en dans la bleu quand les réjouissances débuteront ...
_ Tu proposes quoi ?
J'expliquais mon plan :
_ J'ai besoin du mak pour piéger Hortefeux et Alliot-Marie et tu as besoin du mak pour je ne sais quelle petite perversion haïtienne mitonnée par sherpa. Il faut que le mak effectue son rituel de tripartition ...
Le mak baissa les yeux et dit :
_ Si j'avais su j'aurais pas venu ...
Depuis son séjour à Madagascar ,le mak avait le pouvoir de se diviser en trois tel le père ,le fils et le saint esprit mais en fait avec trois maks identiques genre mitose cellulaire .
Il tenait se pouvoir d'un vieux exorciste malgache et d'un bâton de pèlerin sculpté. Il n'aimait pas trop réaliser la tripartition car il fallait utiliser le bâton sculpté d'une manière peu orthodoxe ... Toujours est-il que le mak se leva et tel l'homme qui sait ce qu'il a à faire ,tel l'homme qui ne mégote pas face à ses responsabilités ,il se dirigea vers les toilettes pour homme .Ce qui se passa à l'intérieur de ses toilettes ne regarde que le mak et l'avenir de l'humanité .
Après que le mak ait refermé la lourde des chiottes , j'ajoutais :
_ Cela ne résout notre problème de délais ,il faut que vous fassiez l'aller-retour jusqu'à Haïti au maximum en huit jours et avec le tremblement de terre et la discrétion qui incombe à votre mission ,je crois qu'on l'a dans l'os comme on dit chez les anthropophages ...
Prof soupira longuement, regardant de temps en temps la porte des chiottes sous laquelle la lumière clignotait et dit :
_ Je me faisait une telle joie d'aller à Haïti avec le mak. Tous les deux dans la seicento sauvant les pauvres orphelins handicapés, reconstruisant cette île blessée et devenant les nouveaux rois !
_ Redescend sur terre l’ami, lui dis-je .Tu crois que sherpa veut que vous réitériez la fameuse affaire du petit Gregory ? Il avait fallu que nath et manu bossent jours et nuits pendant un mois pour maquiller votre connerie en règlement en crime passionnel entre ploucs ! M'est d'avis que sherpa y veut pas que vous approchiez de trop prêt des gosses ...
Prof s'empourpra et répondit :
_ J'ai déjà expliqué que c'était un accident regrettable et j'ai suffisamment payé ma dette à la cellule .N'ai-je pas le droit au bonheur ou suis-je condamné à faire des polycopies pour la MNES ?
A ces mots, la porte des toilettes s'ouvrit et les maks en sortir à la queuleuleu .On avait beau y avoir déjà assisté, le spectacle des trois maks alignés comme des sardines était magique.

L'un des maks dit :

_ Bon qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Je regardais Prof et m'apprêtait à avouer au mak qu'en fait si on y avait réfléchi, il aurait peut être pu éviter le coup du bâton de pèlerin. C'est alors que d'énormes paluches se posèrent sur les épaules de Prof .C'était Sergio :
_ Et les p'tits gars ,j'ai entendu, par hasard, que vous désireriez aller à Haïti rapidos.
Nous tendîmes une oreille intéressée, il continua :
_ J'ai entendu le gringalet avec la tronche d'instituteur raconter comment il avait bricolé sa bagnole. J'adore les p'tits gars qui bricolent ! Moi même d’ailleurs, le week-end, je bricole un peu ... et j'ai un truc pour vous.
Sergio nous entraîna dans son arrière salle ,il faisait sombre et çà sentait le renfermé mais il y avait ,comme qui dirait une ambiance. Au fond de la pièce, un drap était étendu sur un chevalet genre "on va bientôt déménager ,j'ai pas eu le temps d'emballer le miroir louis XV ". Sergio s'approcha et tira prestement sur le bord du drap qui ressemblait furieusement à une bobinette. Le drap chut, laissant apparaître un antique miroir dans lequel on se voyait à peine. Prof, les maks et moi-même attendions la suite avec impatience car le suspens était vraiment insoutenable. D'ailleurs je me surpris à penser (noter que cette phrase traduit ma vision de l'intentionnalité), que si un jour je devais raconter cette aventure, il faudrait vraiment insister sur le suspens quasi hitchcockien de la situation. Seule manquait la musique angoissante d'un léonard Cohen incapable de fixer précisément l'heure de sa mort .
Sergio se tourna vers nous et dit :
_ TAA! DIN !
Puis rapidement il ajouta :
_ C'est un miroir magique que j'ai rafistolé avec un carbu de 14, un vieux moule à gaufre et les couilles d'un sanglier fraîchement éventré . Il est comme neuf maintenant !
_ Et ça marche comment ton truc, se risqua Prof sachant que c'était lui qui devrait se frotter à la bête.
_ Je vous fait simple ou je développe ?
_ simple ,dit Prof
_Développe ,dirent les maks
_ m'en fout ,dis-je
Sergio expliqua qu'il tenait ce miroir du grand père du grand-père du grand père d'un vieux magicien de la région de Bolbec . C'était en gros un point de passage entre notre monde et le monde du vortex .En entrant à l'intérieur ,on se retrouvait sur une route et en suivant la route ,on parvenait à une autre porte qui s'ouvrait, elle, sur notre destination finale. Le voyage durait toujours une heure pour n'importe quelle destination et correspondait à une agréable promenade dans la forêt .
Prof incrédule articula :
_ Donc, avec ton truc de vortex bidule, est à une heure de marche d'Haïti ?
_ Exact, bonhomme !
Je sentis le sourire de Béré se poser sur mon épaule comme un colibri ivre de joie.
Prof et l'un des maks se tinrent par la main et sautèrent ensemble à l'intérieur du miroir .Leurs têtes  n'étaient pas encore passées, qu’un gros lapin blanc munit d'une montre et accompagné par un mec ressemblant étrangement à Jorge luis Borgès sautèrent également dans le miroir ...
Sergio cria : "Non, pas avec eux !!!».

Par Bobby - Publié dans : comment je vois le monde
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 23:24


 

 

                    Je voulais arracher Bobby au souvenir de Martine, qui le retenait en arrière comme si un éléphant adulte s’était assis à l’arrière de ma Fiat Seicento modèle Young (le modèle Old était moins puissant). Et puis je voulais  venger Béré, qui s’était suicidé à cause d’un prêt immobilier qui aurait à peine permis à Julien Dray de s’acheter un croissant.

                Nous rejoignîmes Seb le Mak. Il s’était affalé à une table et sirotait une tisane avec l’air de méditer sur la couleur du slip des gens qui l’entouraient. Bobby avait la ferme intention de tirer toute cette sombre affaire au clair. Il commanda un grand café et mit les pieds dans le plat, comme souvent il mettait le plat du pied  quand il fallait, face aux buts.

«- Bon, on va sonner à l’Elysée et on attache le nain au radiateur et on le torture en obligeant Carla à chanter les cœurs de l’armée rouge et …

- Houlà, houlà, pas si vite, petit ! » Le Mak mit le pied sur le ballon de la conversation.     
                      Il réprima un bâillement et sortit de ses poches des croûtes de fromage qu’il se mit à grignoter lentement, en se grattant mollement le nez. Il était à fond et ses doigts flasques pianotaient sur la table un air signifiait en morse: « Ne prenons pas de décisions précipitées et reprenons des toasts. » Il avait longtemps bossé, sans y croire, au service de la prévision des crues et son mot d’ordre était « Pas de précipitation ! ».

 

                    Le cerveau de Bobby bouillonnait. Il regardait les photos rapportées par Seb le Mak d’un œil aiguisé par la soif de revanche, qui lui fit reprendre un 4ème café. D’un litre. Il remarqua un détail qu’il avait d’abord négligé : aux pieds du cadavre de Dom’ de Vil, on distinguait une tête de veau. Et, en y regardant de plus près, en se fabriquant un microscope avec deux petites cuillères et une salière vide, il vit que le mort avait eu le temps d’écrire le nom de son meurtrier avec de la compote sur son attaché case : on pouvait y lire « Mon assassin, c’est Jacques C… » et puis après on ne lisait pas bien. Bobby se demandait ce que Jacques Chancel venait faire dans cette galère. Ces mots semblaient dire « Jacques Cuse ». J’accuse, mais qui ?

 

                    Une rafale de mitrailleuse retentit tout à coup dans le café paisible comme si une racine carrée avait pointé son nez cubique dans un manuel de maths pour maternelle. Bobby se jeta sous la chaise, je me planquai sous la table, pendant que Seb le Mak finissait sa tasse, le regard éteint, ignorant les balles qui fusaient autour de lui, comme un supporter du Hac dans le Kop qui regarderait passer les shoots de Lesage les yeux plein de larmes à gauche. Bobby lui cria fort à propos : « Planque ta chemise, le Mak, c’est nous qu’on vise ! ».  Bobby ne pouvait pas s’empêcher de faire des alexandrins qui riment à l’hémistiche en toute circonstance, c’est ce qui avait tant séduit Martine dans l’épisode précédent, voir « Les bronzés font la Corse ».

 

                  Les tirs avaient fait des victimes collatérales. Deux gars qui lisaient Pif gadgets avec des lunettes noires gisaient par terre. Mourus. Bobby me regarda dans les yeux et dit simplement : « La Cellule Jaurès, la gauche qui progresse !». Seb le Mak trempa une madeleine dans son thé. Je dis à Bobby : « tu crois que c’est pour ça que Villepin s’est fait dessouder ? Qu’on nous tire dessus ?  Qu’on n’entend plus Jean Ferrat sur NRJ ? Ils savent ? » Seb eut ces mots laconiques : « il reste des pim’s ? »

 

                  La cellule Jaurès, c’était notre espoir depuis des années. Bobby avait racheté à prix d’or (une main, la moitié d’une oreille et un testicule droit, le tout prélevé sur le corps de Seb le Mak pendant son sommeil, qu’il avait profond) un bout du camarade Jean Jaurès, un morceau de foie. On avait essayé de ressusciter le grand homme de gauche, par clonage, mais on s’était planté, comme des piolets dans des dos de Trotski. La greffe sur Rocard avait foiré, il y avait eu rejet. Récemment, on avait tenté l’opération sur Dominique de Villepin. Réussie. Mais le porteur n’était pas en bonne santé. Au royaume des nains, les géants sont gênants. 

 

              Seb le Mak articula « Et des BN, il vous en reste ? » On était mal. Dans le lointain, une silhouette se profila, comme une défaite de l’équipe de France. Les deux gars qu’on avait crus mourus étaient de retour, fiers et le regard flou, genre Trézéguet et Johnny Hallyday. Le front couvert de sang, les plaies béantes. « Faut qu’on vous dise, les gars. On est membres du PCF. On est increvables. On était au congrès de Tours en 1920. On vous surveillait. On fait équipe ?"  

           Des morts vivants communistes ! Bobby eut un frisson, je repris ma respiration, Seb le Mak reprit des petits gâteaux.

 

 

 

 

Par grand guide suprème - Publié dans : comment je vois le monde
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 17:07

Enfin ,le verdict est tombé et la gauche peut souffler .Dominique De Villepin ,la meilleure chance du PS pour 2012 ,a été blanchi ...
Evidemment ,il repassera à la casserole dans pas longtemps ,histoire de continuer à entretenir le doute mais son honneur s'est offert une virginité toute Pasquaienne et l'acharnement de Sarkozy envers son ami de trente à lui ,a subi un camouflet .
Alors bien sur ,on ne saura vraiment jamais trop qui avait raison et qui avait tort ni si clearstream était une grande affaire d'état ou un vulgaire règlement de compte de l'antique RPR ...
La vérité restera donc dans les vestiaires du pouvoir ,des vestiaires qui sentent des pieds et qui ressemblent furieusement à ceux de l'om de tapie ...
Pendant ce temps là ,le PS continue a trainer "son villepin " ,georges fraiche ,le clown pathétique de la côte d'azur à coté duquel bigard c'est desproges et jennifer c'est madonna !
S'il y a bien un mec qui flingue la gauche aussi surement qu'on reexpedie les kosovars en charters ,c'est bien lui ...
En plus ,il est tellement con qu'il se fout de la gueule de fabius ,manquerait plus qu'il nous le rende sympathique !
Sortez le racisme par la grande porte de la catastrophe haitienne au cours de laquelle ,rendez-vous compte ,on a adopté 30 petits haitiens ... et il revient par la lucarne des chiottes avec ses potes l'antisémitisme et l'humour gras !
Allez j'ai un disque de django sur le feu et les vinyles çà font !

Par bobby - Publié dans : comment je vois le monde
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 14:33

       
                           Bobby m’a accusé, sans la chemise de la vergogne et sans le pantalon de la preuve, à peine couvert du string de  la mauvaise foi, d’être à l’origine de la tentative de meurtre qui a visé Johnny Hallyday. Trempant son doigt dans le sang tout frais coulant des plaies de Johnny, il a dessiné des cercles concentriques rouges dans mon dos.

Vous aurez noté l’absolue perfidie du Bobby qui prend soin, avant de me jeter aux lions de la vindicte populaire, de préciser que je suis son ami. Comme dirait Voltaire, « Mon dieu, gardez moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge ! ». Bobby se balladurise. Il me chirackette.

Tout au long de son long article qui nous aurait fait bailler s’il ne nous avait fait frémir, comme un épisode de Derrick où serait prôné le recours à des énergies non renouvelables, il ne fournit aucune raison pour moi de tuer l’idole de jeunes. Or, il faudrait que je n’aie plus toute ma raison pour tuer Johnny sans raison ! Au contraire, Bobby a tellement de mobiles pour commettre cette infamie  qu’on se croirait dans une expo Calder. J’énumère, Denis ; je te raconte, Sponville :

 

1/ Déjà, Bobby est petit, et Johnny est grand, et je suis son prophète.

 

Bobby n’aime pas ce qui est grand, ça lui donne le vertige. Il se baladerait volontiers au volant d’une moissonneuse batteuse qui décapiterait tout ce qui dépasse 1 ,62m. S’il avait été à la place de Gustave Eiffel, la célèbre tour parisienne serait haute comme 3 pommes. Aujourd’hui, les touristes visiteraient un micro-monument de compote.

Quand il vote, Bobby pense à Napoléon, à Gandhi, à Hitler, à Mao et au Grand Stroumph. Tous moins de 162 cm. Forcément, ses idées sont confuses, et sur son bulletin de vote on retrouve souvent des trucs écrits, des équations à 8 inconnues et des propositions écrites dans une novlangue que seul un Michel Rocard sous ecstasy comprendrait.

Quand il joue au foot, il met ses pas dans ceux de Maradona, de Messi et d’Alain Giresse. Ses modèles jouent comme des pieds, mais il met la même pointure.

Johnny, c’est un colosse aux pieds d’argile au pays des playmobils. 

 

2/ Ensuite, Johnny est plus populaire que Bobby.

 

Johnny, quand il se mouche, tout le monde l’écoute. Quand il tousse, son staff prend des notes, ça fera peut-être les paroles d’une chanson. Quand Bobby prend sa guitare, ses enfants vont passer l’aspirateur dans la cave et ses voisins vont tondre la pelouse, même sous la neige. Son ami Manu s’est même fait ligaturer un tympan pour échapper à ça.

 

3/ Enfin, Johnny chante des trucs que la ménagère de plus de 50 ans connaît par cœur depuis 45 ans. Des trucs simples parfois, mais des trucs vrais. Ca énerve Bobby, qui préfèrerait entendre une voix de robot débiter les 100 dernières décimales de Pi sur fond de guitare manouche.

 

En conclusion, Bobby sera fouetté par une dénommée Gabrielle jusqu’à ce qu’il lui chante « Pardon, je viens vous demander pardon…. ». Sinon, lui aussi pourrait bien oublier de vivre.

 

 Planque tes bonbons, Bobby, cette année y aura pas de trêve des confiseurs.

 

Par grand guide suprème - Publié dans : comment je vois le monde
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